LA F1LEUSE, POUPÉE AUTOMATIQUE
COLLECTION DE M. ]IE DllUCK (ïVIIl0 SIÈCLE).
joueur de flûte (1); sa hauteur était d'environ 5 pieds et demi, avec un piédestal carré qui contenait une partie du mécanisme.
Ce remarquable sujet ne se contentait pas d'être un musicien distingué, il savait au besoin prendre les attitudes qui conviennent à un artiste amoureux de son art et il s'en acquittait de manière à rendre jaloux ses confrères de l'Académie de musique.
Comme .principe moteur, le mécanisme du ilùteur automate consiste en un ressort qui met en mouvement neuf soufflets partagés en trois séries de trois soufflets chacune, servant à donner le vent avec plus ou moins d'intensité; des réservoirs séparés étaient mis en communication avec chacune des séries et ces différents récipients aboutissaient à un même tuyau se terminant dans la bouche de l'automate.
Le même ressort met en mouvement un cylindre noté comme ceux des serinettes ou ceux des orgues de Barbarie et, suivant la nécessité, les lames saillantes de ce cylindre viennent se placer automatiquement selon que les notes ont besoin d'un vent faible ou fort. Tout un autre système de ressorts était destiné à ouvrir ou à fermer les lèvres de l'automate. Enfin, sept leviers, communiquant avec les sept doigts qui règlent la flûte, forment le complément du mécanisme. Ce joueur de flûte se trouve maintenant à Vienne, en Autriche, et c'est à notre connaissance le seul automate authentique de Vaucanson qui subsiste. A la même époque, Vaucanson construisit un joueur de tambourin placé sur un piédestal, comme le joueur de flûte, et dont le mécanisme était analogue.