‹ Histoire des jouetsChapitre 191 sur 236 · H'AI'IIKS UNI! LITHOGRAPHIE DE · texte numérisé non relu

H'AI'IIKS UNI! LITHOGRAPHIE DE

Enfin, une dernière espèce d'automates consiste dans la, reproduction des oiseaux chanteurs; ces pièces tiennent beaucoup pins à l'horlogerie qu'aux jouets; toutefois, comme la dernière Exposition les avait compris dans le domaine de la (liasse 100, nous leur devons une mention spéciale.

Dès l'année 1817, on avait exposé à Londres un colibri placé dans le médaillon d'une tabatière; en touchant un ressort, la plaquette centrale s'ouvrait d'elle-même et on voyait se dresser un petit oiseau, qui venait gazouiller fort gentiment en ouvrant le bec et en agitant les ailes. Son morceau terminé, le petit musicien empenné se couchait de lui-même sur le côté, et le couvercle se refermait avec un petit bruit sec.

Ces oiseaux chanteurs out continué à être exécutés d'une manière courante, principalement en Suisse. De nos jours, on se sert, pour vêtir 1: oiseau, de plumes provenant d'oiscaux-mouches; on obtient ainsi une bien plus grande approximation de la vérité, et, quoique ces pièces automatiques soient relativement assez communes, elles ne manquent jamais d'amuser les spectateurs, grands ou petits.

Vers la même époque, on montrait, à Londres, une araignée artificielle de grosseur ordinaire; elle était susceptible de courir sur une table dans tous les sens, et, si l'on venait à la saisir par le corps, elle agitait désespérément les pattes. Le mouvement était obtenu au moyen de cent quinze roues, dont quelques-unes n'étaient visibles qu'au microscope.

Outre les oiseaux-mouches, dont le prix était fort élevé, l'industrie parisienne a fabriqué des oiseaux d'une espèce un peu plus grosse qui, placés dans une cage, voltigent de branche en branche, trémulant la mandibule inférieure du bec et agitant les ailes comme un oiseau vivant.

Ces tours de force sont plus simples qu'ils ne le paraissent : ils consistent dans l'adroite dissimulation du support qui ne quitte jamais l'oiseau dans le fouillis de branchages, dans lequel il semble s'élever et retomber; c'est cette pièce qui renferme la transmission du mouvement du bec, lequel ne remue que lorsque l'oiseau est au repos.

Quant au chaut, inutile d'expliquer qu'il est produit par une serinette cachée dans le socle de la cage.

Page 1