‹ Histoire des jouetsChapitre 200 sur 236 · LJ O · texte numérisé non relu

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» cours extraordinaire que lui attirait sou spectacle, avait été obligé » d'élargir considérablement sa baraque, pour qu'elle put contenir tous » les spectateurs qui y accouraient en foule. 11 avait fait faire des gra- » dins, des amphithéâtres, des loges, des balcons, etc.. et tout cela » d'une manière aussi solide qu'elle peut l'être pour un temps passager.

» Les possesseurs de raretés vivantes, voyant déserter leur spectacle » pour courir aux marionnettes, eu ont été vivement piqués de jalousie. » Ils se sont plaints à la police sans pouvoir faire interdire ce spectacle. » Alors ils ont inventé de faire casser le cou à une cinquantaine de per- » sonnes pour arriver à leur fin. Ils gagnèrent à force d'argent un char- » penticr qui s'introduisit la nuit dans la baraque, arracha une partie » des clous et des chevilles qui consolidaient les gradins... »

Le lendemain tout s'écroula, une centaine de spectateurs culbutèrent, les uns tués, les autres dangereusement blessés. Le spectacle fut déserté.

VIII. — Pièces écrites par Malézieu pour les théâtres de marionnettes.

Au dix-huitième siècle, les marionnettes jouissaient toujours d'une faveur égale, et Malézieu, de l'Académie française, ne dédaigna pas d'écrire des pièces de théâtre spécialement composées pour ces minuscules acteurs. Ces représentations, qui avaient lieu chez la duchesse du Maine, devinrent tout à fait à la mode et l'on raconte que Voltaire ne manquait pas de faire venir chez lui les joueurs de marionnettes qui passaient dans la contrée.

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