‹ Histoire des jouetsChapitre 210 sur 236 · IV. — Opinion du baron de Grîmm sur les ombres chinoises · texte numérisé non relu

IV. — Opinion du baron de Grîmm sur les ombres chinoises

Le baron de Grimm, dans sa correspondance de 1770, raconte, nou sans nue certaine ironie, la haute estime en laquelle il tient les ombres

chinoises :

Je ne connais pas de spectacle plus intéressant pour les enfants, dit-il ; il se prêle aux enchantements, au merveilleux et aux catastrophes les plus terribles. Si vous voulez, par exemple, que le diable emporle quelqu'un, Fadeur qui fait le diable n'a qu'à sauter par-dessus la chandelle placée en arrière de la loile, elil aura l'air de s'envoler avec sa proie par les airs. Ce beau genre vient d'être inventé en France, où l'on en a fait un amusement de société aussi spirituel que noble; mais je crains qu'il ne soit étouffé dans sa naissance par la fuieur de jouer des proverbes. On vient d'imprimer « l'Heureuse pêche pour les Ombres à scènes changeantes ». Le litre nous apprend que celte pièce a été représentée en société, vers la fin de l'année 1767.... 11 faut espérer que nous aurons bientôt un théâtre complet de pareilles pièces. [Correspondance littéraire, elc... la aoûl 1770, t. Vif, p. 49.)

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