L'ENFANT A LA POUPÉE
« papa » et « maman » quand on leur touchait les mains. Le brevet, pour cette invention, ne fut pris que le 21 janvier 1824 par le sieur Maëlzel, mécanicien à Paris.
La mécanique de cet inventeur, dite poupée parlante, prononçait par le jeu de ses bras les deux mots « papa » et « maman » ; la machine était formée d'uu soufflet, placé dans le corps de la poupée, qui se trouvait
actionné par le bras gauche de la poupée et fonctionnait au moyen d'un excentrique ; le son était produit par le passage de l'air à travers un cornet et par un dispositif ingénieux, le soufflet, s'ouvrant et se fermant deux fois de suite, articulait deux syllabes qu'avec une certaine bonne volonté on pouvait prendre pour les mots « papa » et « maman » ; c'était au bras droit que revenait l'honneur de faire prononcer le mot « maman » ; pour le côté gauche, le mécanisme était identique, il y avait simplement une modification dans la forme du cornet.
Dès 1826, on ne s'était pas contenté des poupées parlantes, on avait également voulu faire des bébés capables de marcher, à condition toutefois qu'ils y fussent un peu aidés par leurs petites mamans.
Dès cette époque on connaissait le moyen de faire ouvrir et fermer les yeux des poupées au moyen de contre-poids : l'on avait ainsi des bébés dormeurs faisant la joie de tous les jeunes enfants.
Toutes ces poupées étaient d'une fabrication soignée et avaient les bras et les jambes articulées; on voit, par ce détail, à quel degré de perfection était déjà parvenue la fabrication française.