‹ Histoire des journaux et des journalistes de la evolution française (1789-1796) Précédée d'une introd. généraleChapitre 5 sur 15 · MI · texte numérisé non relu

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Au commencement de 17îM), <pie l'on appelait alors I (ui drii.r de 1(1 liberli', (V'Miiws ynmvMiK virent le jour, ii Paris |»i'incipaleineiit. Les plus importants furent :

La lionchc de fV/\ journal |iériodi«pie, rédigé jiar l'ahhé Fauchet. et servant d'organe au club de ce même nom : cette feuille populaire parut en janvier 171H); elle eut une assez longue existence, comparativement il plusieurs autres lancées dans la carrière à peu près îi la même épocpie ;

L'.im/ des Citoijens, par Debrière, (pii commença de paraître le I" avril 1790. et fut continué jusqu'à la promulgation de la conslilulion de 171)1 :

Le Joitnuil de lu Société de 1789. que Condorcet mit au jour le Ô juin 1790. Il fut le précurseur des autres feuilles publiées i)ar la société des Jacobins, et principalement du Journal de la Société des -^Imi.s de la Cousiitntion, qui parut le i*"*" novembre 1790, et dont la rédaction fut conliée à Choderlos Laclos. Mais à l'époque de la fuite du roi, et à la suite des débats orageux que son arrestation lit naître, tant dans l'Assemblée nationale que dans le club séant aux Jacobins 1791), une grande scission éclata |)armi les Amis de la constitution.

SUn LKS JllUBiNALX PUBLIKS UK 1789 A 1796. 105

Ceux tics mt'inhi'L'S de ce clul) qui avaicnl opiné poui' iimoccnler le roi se retirèreiil de l'église des Jacobins, el allèrent fonder le club des Impartiaux, qui tint ses séances dans le chœur des Feuillants ; tandis (pie les autres jacobins, ceux qui avaient demandé la déchéance, continuèrent à siéger dans la bibliothè(pie de l'église qui leur servail de salle, el fondèrent le Journal des Débats de la Société des Amis de la Constitution séante aux Jacobins. Le nouveau journal de ce club fameux parut alors dans le format in-4': Laclos conlimia de le lédiger jusipi'à ré[)0(pu' où la société des Jacobins prit le titre {YAmis de la liberté et de l'étjalité.

Le premiei' journal des Amis de la constitution resta aux feuillants ; ils donnèrent même, à [»artir du ôrv numéro, quelques développements à sa nouvelle rédaction. On vil cette feuille reproduire les discours qui étaient prononcés dans le sein de la nouvelle sociélé, et enregistrer les demandes d'aftiliation. On y trouve aussi la correspondance des sociétés afiiliées sur la scission, et une foule d'articles remarquables sur les bases de l'ordre social. Mais les feuillants prêchaient dans le désert, tandis (pie la foule se portait aux Jacobins, où elle envahissait tous les soirs l'église entière. (Nous retrouverons |)lus tard le Journal des Débats de la Société des Amis de la Constitulio)i fondu dans le Journal de la Société des Amis de la IJberté et de rÉfialité.)

Au mois de juillet, un journaliste du nom de Baillio publia (|uelques numéros d'un écrit périodique intitulé : la Lanterne. Il tonnait contre Marat, (pioiqu'il se proclamât patriote sincère et attaché à la constitution.

Ce fut peu de lem|»s après la création du Journal de la Sociélé de 1789, en septembre 1790, que Cérutti, Uabaiit Saint-Etienne, (irouvelle et (nnguené |)iiblièrent la Feuille vilkujeoise, qui obtint un succès très-po|)ulaire i)endant tout le cours de sa longue' et patriotiipie carrière.

Un mois après, en novembre 171)0, parut encore he Journal des Clubs, (pie rédigeaient l^eroux et Uévol. A ré|)0(pie de l'acceptation de la constitution, et |)eu après la création du Journal des Débats de la Société séante aux Jacobins, la feuille des clubs changea son titre ; elle prit celui de Journal (jénéral de l'Europe ; sa rédaction passa aussi entre les mains de Lebrun et Smith, qui se montrèrent toujours les a|»puiset les défenseurs du général Lafayette.

Enlin. le IS (K'cembre de cette même ann(V 17IM), la sodélé des

i6i COUP D'OEIL l'HKLIMINAIIU:

Amis' (le la coiistiliilion inonarcliiquo. (|ii(' l'on appelail par (lérisuui cliil) (les Moiiaicliicns. publia aussi sou journal, doiil la rédaclioii lui conliéc principalemcnl a Stanislas (Ilcrnionl-Tonncnv.

Mais (pi'on ne croie pas (pièces leuilles nouvelles l'urenl les seules ercées pendant la seconde année de la liberté : je n'ai dû parler ici (pie de (pi('l(pies-uns des journaux puhru's en 17ÎK); car le nombre de ceux (pii virent le jour pendant celle seconde épocpu' ne lut pas moins considérable ipie celui de l'année précédente. Si je n'ai pas lait une menlion j)articulière de ces journaux, c'est (|ue la |)lupart de ces reiiilles, d'ailleurs lorl pi(pianles. cbacune dans siui j^'cnre, ne véciinMit (pie |»eii de temps '.

C'est ainsi «pie le Vénlahlc Ami des I/ommea, |niblié [»ar Loustalol. n'eut (pie ('» numéros:

Oiie les Lettres du Juntiiis fraitrais, écrites j)ar Marat. l'ami du peuple, lettres très-curiens<'s. s'arrêtèrent à la 8''épitre:

Que les Primes vmmies de l'ablK' Lamourelle cessèrent à la <r livraisiui ;

Que les Actes des Iwns Ajiôtres n'eurent (pie 5 numéros;

Que le Petit Carême de l'abbê Mannj, sermons prêches dans l'assemblée des enrat;és, ne donna au public (pie 8 de ses sermons ;

Que la Jiihie d à jirésent lut encore moins volumineuse;

Que le Compère Mathieu cessa ses connnéraj;es à son 8* numéro ;

Kl «pie deux leuilles ayant pour litre : Journal et Petit Journal (In Palais-Hoijal ne servirent leurs aboniu's (pie justpi'au coinmeiicemeiit de l'aniUM' suivanle.

1 Voici, (l'iiiMcs lUK' iKiiiuiitliiIiiiT qu'on trouve (laii> les Adcn ilc.s .XpOircs d'ocloliic 1790. k-s journaux (lui se pnitliai Mil ;i l'aris à rctle inèinc <'|ki(|«c :

Le Postillon (le Calais, — lo Moniteur, — le S|te(talenr. — le .Modérateur,— l'Orateur ilu l'eu|>le. — r.Vvoial tlu Peuple, — le l'anal ilu Peuple, — la Lanterne, — l'Observateur, — le Kôdeur, — les Petites Afliclies. — le Journal de Paris. — le Journal universel, — le Journal nalional, — le Journal gratuit. — le Journal do la Liherté, — le J(nirnal du (lluli de 1789, — le Jimrnal de la Kevolulion, — le Journal des Départements, — le Journal des .>luniti|»alllés, — le Journal du Soir, — la Feuille du j.enileniain, — la Feuille villageoise. — le Ciuirrier de Paris, — le Courrier de Bralianl, — le Courrier de Provence, — le Courrier de Madon. — la CliriMii(|ue île Paris. — Jean Bart, ou Je m'en ino(|ue, — li's Ainiales patriotiques, — la (Jazelle universelle, — le (irand Ami du Peuple, — les

Lettres li -.t palriotiipies du Père Huehesne, — la Bouche de Fer, — le Mercure national, — le

Patriote français, — le Bépuhlicain, — les Itévolutions de France, — les Bévolutions de Paris, — les Bévolutions suisses, — l'Abeille politique, — le lléviseur, — l'Impartial. — le Pour et le Contre, — le Point du Jour, — le Journal des Débats et Décrets, — l'Étoile du Malin, — l'Assemblée nationale et Commune de Paris, — l'Ami de la Kevolulion, — les Pliilippi(|ues, — le Journal général, — I'Aimicalypse, — la (',lironii|ue du Manège, — la Gazette de Paris, — les Iroia Ami du Roi, — le Boyalisle ami de l'aumanilé, — le Journal |iolilique nalional, — l'Ami du Clergé et de la Noblesse. — la Ciazelte des Cours, — le Mercure de France,— le Journal de Genève, — le Bulletin des Bulletins.

Vax tout, disent les rédacteurs des Actcx des Afidlren, soivante-iiuatre journaux, non ccnnpris le procès verbal de rAssoniblée nationale. Ft cette note n'est \y.\s encore comiilète:

SUH LES JOURNAUX PUBLIÉS DL 1789 A 17î>«. Wi

Ouclqucs autres journaux, ou luochures [)ério{U(|ues de la uièine créaliou, vécurent un peu plus l()ni^lem|)s ; mais, (pioicprils nous paraissent très-curieux aujourd'hui, les lecteurs d'alors ne les enc<mragèrent pas longtemps.

Ainsi, les Philippiques d'un Ami de la Révoluhon n'eurent (ju'une existence de cin(]uante-se|>t semaines.

La Correspondanct' des Départements mourut assez obscurément à son 50" numéro.

Le Courrier des Départements^ (pii fut probablement le successeur du journal |)récédenl, ne dépassa point ses 200 numéros.

Le Lendemain, ou l'ï^sprit de la veille, n'exista (pie huit mois.

Et enfin le Républicain, que lança Dusaulchoy, n'eut pas un grand succès en 1790, et cessa de paraître dans les derniers mois de la première année de son existence.

Le Courrier extraordinaire, ou le Premier arrivé, que publièrent Hognat et Duplain, lit seul son chemin jusqu'en ITOîi.

Mais si la plupart des feuilles périodiques de cette seconde année de la liberté sont peu remarcpiables dans le cours de la dévolution, (|uelle foule d'écrits de tout genre, singuliers, satirijjues, burlescpies. cyniques même, en prose, en vers, ne [)roduisit pas cette seconde année de la liberté de la i)resse !

EnelVet, c'est de 1790 que datent ces Père Duchesne, ces Mère

Duchesne, dont les lettres b l patriotiques, écrites en style de

corps de garde, firent longtemps les délices des classes du .peuple <pii |)arlent ce langage grossier, mais énergique et expressif pour elles. En 1790, nous n'en sommes encore qu'a la première de ces (juatre cents lettres b t patrioticpies, que publia Lemaire. Hébert n'a pas encore chauffé ses fourneaux, ou plutôt on ne sait pas encore de quel bois il va se chaulfer. On ne connaît encore ni les grandes colères, ni les (jrandes joies du véritable père Duchesne ; on n'a aucune idée de ses querelles, de ses entretiens avec Jean Bart, de ses sermons, etc. La Trompette du père Duchesne, cette trom- |)elle (|ue Danton assimilait à celle de Jéricho, n'a pas encore essayé de démolir les réputations ; mais quels singuliers i)réludes elle fait entendre entre les mains do Lemaire !

Et cet autre journal de 1790, dont le titre même est ini jur<ui ./(' m'en [■•s], (\m le répète a loni propos, à chaipie phrase: qui se mo(pii' dv tout ce que l'on dit, de tout ce que l'on fait, et dont l'épigraphe même laisse déjà i)ressentir le corps de l'feuvn* !

im COUI» 1)(IKIL l'm:LIMI>AIHK

El ces Pi'iisi'i's (le Jeuit lîavL donl le j,m*os l)on mmis est si l'ortcnuMil assaisonné de iMHidrc ;i caitoii ! Kl ces viiii;! aiiln's pnKlnclions (lu même lieme, (|iii li<mv('nl iiéainiKMns «les pendants bien assortis |)ai'mi les journaux royalistes!

Voyez le Journal des Halles, dont Josse ^ratilie'^es halulués aux dépens des jialrioles et du <lue d'Orléans! Ne commenee-t-il pas par proclamer (pie la où il y a de la i;éne il n'y a pas de plaisir ? l'À'oulez-le se plaindre des crieurs |)jd»lics : « J'enlendons toujours i'.-.ler! i!;...ler ! »

Les royalistes ont aussi IvurJuaiital en Vaudeville: mais au moins lorsqu'ils mettent méchamment en chanson les déhats et les décrets de l'assemblée, n'oid)lient-ils pas de laire preuve d'un esprit mordant (pii fera toujours lire leurs vaudevilles avec plaisir.

La cour oppose encore aux léuilles palriotiipies de 171)0 les Sotlises de la Semaine, cpie recueillent les IVères Se^'uin, alïirmanl tout d'abord (pie « h monde est plein de fous. »

Puis encore les Sottises et Vérités, {U)i\[ la mission est de IVonder les hommes et les choses de la Ilévolution ; puis encore le Marlyrolotje national; puis les Quatre Kvanijélistes, po»u' marcher sur les traces des Actes des Afiôtres : puis enlin les (\ineiHal)ules de la Société des Amis du Peuide.

Dans un genre plus élevé, la cour oppose encore à Y Ami du Peufjle, à l'Ami des Vitoijens, \\['Ami de la ionstitation, etc., le journal intitulé \.l' Ami du Roi. dont le I" lunnéro parut le I" juin 171H). (îette feuille contre-révolutionnaire, rédij^^ée principalement par l'abbé ilovou, son frère et Montjoie, ne aissa d'être considérée comme \v )iec i)lus ultra de l'opinion royaliste. Elle se soutint |)ourlarjl jus- (ju'au mois de mai 17112 et mémejns(iu'au lOaoût, épo(pie à hupielle elle cessa délinitivement de paraître, ('/est un des journaux les plus curieux de répo(pie, celui (pie l'on doit lire en premier lieu, si l'on veut se faire une juste idée de l'exagération et delà violi'iice du langage des écrivains de ce parti, tant (|ue le tnuie resta debout. Danton disait de Maral (pi'il était le Roijou des républicains ; les royalistes euxmêmes disaient de l'abbé lloyou (pi'il était leM//Y// de la monarchie.

Quebpies autres publications périodi(pies el même (piotidiennes appuyèrent aussi VAmi du Roi. De ce ncMiibre sont :

Le Journal de Louis XV] et de son Peuple, ou le Défenseur de l'autel, du tr(Hie et de la patrie, feuille non moins curieuse (pie la pr(''C('Mlente. et (]ui. jusipi'au Ifl août, reniplit sa tâche avec la même

SLIH LKS JOURNAUX PUBLIES DE 1789 A 1790. 107

ardeur conlrc-iévolutionnaireel le même dévouemeiil à l'aiicieii régime : puis, la Gazelle des Cours de l' Europe, doiil le lilre seul iudi que la uiission ; puis enliu, \e Jouniul polilhiiie naliomil des Eluls Génémux el de la Révoîulion de 1789, publié d'abord par l'abbé Sabaltier, el plus lard par Salouion, de Cambrai. Sous ce liln;, les rédacleurs de ce journal reproduisaient les annales manuscrit(\s de Hivarol, l'un des écrivains les plus liardis et les plus spirituels du parti royaliste.

Si la monarcliie, si le trône et le roi eurent alors de cbaleureux défenseurs, la reine eut aussi les siens : on publia, en 171)0, un journal ayant pour titre : le Véritable Défenseur delà Reine, par une société de citoyennes, et encore V Observateur féminin, par madame de Verte-Allure. Ces deux feuilles n'eurent qu'une existence trèsbornée.

L'année 1790 vit aussi surgir des publications périodiques autres ([ue les journaux politiques et littéraires. Je veux parler de ces listes nominatives, de ces sortes de biograpliies qui parurent i)ar livraisons, et qui ne sont pas les pages les moins instructives de l'bistoire de notre Révolution.

On commença par la Liste des noms de famdle des ci-devant ducs, marquis, comtes. barons, excellences ^monseupieurs, (jrandeurs, demiseigneur, anoblis, etc. Ce fut Louis Brossard qui publia cette liste, en 18 livraisons de plusieurs feuilles cbacune.

Un anonyme le suivit aussitôt dans la même carrière, et lit paraître une volumineuse Liste des ci-devant nobles : nobles de race, robins, financiers, intrigants et tous les aspirants à lu noblesse. Cet anonyme avait pris ces mots pour épigrapbe : « Si notre père Adam eût eu le bon esprit d'acbeler une; savonnette h vilain, nous serions tous nobles. »

Comme tout ce qui tient aux bommes publics, ces listes furent très-recbercbées,el elles suggérèrent l'idée d'une foule d'autres listes et biographies. On publia successivement la Liste des députés plus (pie noirs ' ; viim Liste des aristocrates masculins et féminins, que l'on mit plaisamment sur le compte du portier de Cazalès; une Liste des aristocrates composant le club monarchupie: et, par opposition, la Liste des bons patriotes, composant le club des Jacobins; la Liste des

1 On (li'signail alors sous ootli' (li'inmiiiiatioii les inonilircs de l'Asscnililrc iialKinalc (|iii si('^('ai('ul à l't'xtirniiti' du côtr dniil. ('.'(■lail li' |i:n'li de ralii»- ^laiirv, de Cazalcs, du vicoiiiic de Miralican. dr Clci'uioiil-ronnt'rrt', di' Daillv, clc, cl.

168 COUI» U ŒIL l'IUaJMINAIIŒ

d'Jmocniles on ixilriolcs , laisnnt jMMidaiil à vvWv «lu porlicr «le (^a/alcs, etc.. oie.

-le |)<)inTai.s élendro davaiilajfc la nomenclalurc îles diverses yulres publications qui virent le jour dans la même année, mais je crains de rendre ce tableau trop com|)li(pié. Je terminerai donc cette notice |>ar une es(|uisse nécroloj^ique des principaux journaux et autres productions de la presse |)ériodi(|ue de rannée 1700.

La Houche de Fer, de l'abbé Faucbet, journal du club comni sous cette même dénomination, cessa de |)araître le tiS juillet tTÙI. vers l'époipiede l'arrestation du roi.

V Ami des Citoyens, par Debrière. ne survécut «pie deux mois à la liouvhe de Fer : il lond)a aussitôt a|)rès la proniulj^ation d<' la constitution de I7i)l.

Le Journal de la Société de 8t) fut fondu dans celui de la Société des Amis de la Constitution, dès le mois d<' novembre I7U0. On sait déjà ce (pii advint de c<' dernier jom'ual.

La Feuille villaiieuise, de Cérutti, survécut à la mort de son princi()al fondateur , et fournit même une assez longue carrière» car elle ne cessa de i)araitre que le L~) messidor an III (juillet 1795).

{.0 Journal des Clubs, (jue rédii^eaient L'roux et Kévol. se fondit, le til se|)tend)r<' 171)1. dans le Journal (jéiiéral de l'Furope.

Le Journal du Club monarvhiiiue cessa d'être publié lors de la fermeture violente de ce club.

Le ()remier Père Duchesue, celui de Lemaire. ne continua ses lettres (|ue jusqu'à la lin de 1701, époque h laquelle il reprit sa publication sous le titre de la Trompette du père Duvhesne. Le l" numéro du Père Duchesne d'Hébert date du \" janvier 1791. « Ce qui est certain, disait Camille Desmoulins à Hébert en parlant de son journal : ce qui est certain, c'est qu'avant de t'eflorcer de voler la succession de po|)ularité de Marat, tu avais dérobé une autre succession, celle d'un Père Duchesne (jui n'était pas Hébert, car ce n'est pas lui qui faisait, il y a deux ans, le Père Duchesne... (Tétait un autre que toi, dont tu as pris les noms, armes et jurements, et dont tu as usur|)é la gloire, selon ta coutume. » (.V numéro du V'/('//.r Cordelier.)

Au reste, ces Père Duchesne ont été si nombreux pendant la Révolution, «|u'il est assez lacile de les confondre, .le dirai plus loin comment se dislin<,Hie celui d'Hébert de ses autres bomonymes.

h(' Journal en Vaudeville m'vwI (pie 12 livraisons; mais l'esprit

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