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4 CUÂP. I. — PTOLÉMÉE GÉNÉRAL d'aLEXâNDRE
en Egypte, et s'il vit jeter les fondements de sa future capitale. On en est d'autant plus surpris qu'ils aiment à découvrir dans les circonstances fortuites des pressentiments de l'avenir, et que celle-ci leur eût fourni une explication rationnelle du choix que fit plus tard Ptolémée de la satrapie d'Egypte. Mais il n'y a aucune raison de penser qu'Alexandre se soit séparé alors de son fidèle acolyte, qui a peut-être été l'historiographe de l'excursion à l'oasis d'Ammon *. Dans l'hiver de 331-330, à l'affaire des Défilés Persiques, Ptolémée commande 3,000 hommes chargés de couper la retraite aux Perses '. C'est lui qu'Alexandre détache au devant de la grande armée, avec environ 6,000 hommes, pour négocier ou accélérer par la force la capture de Bessos, trahi et délaissé par ses complices, Spitamëne et Datapheme (329) '.
Ptolémée était alors garde du corps («rwjjiaTooiiXaÇ) en titre, étant entré dans l'état-major des sept officiers supérieurs à la place du somatophylaque Démétrios, impliqué dans le complot de Philotas (fin 330) *. Nous le voyons ensuite commander avec Héphcstion le corps d'armée qu'Alexandre garde auprès de lui en Sogdiane (329) ^ diriger avec Perdiccas et Léonnatos le siège de la « Pierre de Ghoriène • »
1. On peut se demander si le « Ptolémée, fils de Philippe », qui commande la cavalerie au Granique (Arrian., 1, 14, 6), ne serait pas le Lagide, qu'Anien n^aurait pas reconnu en rencontrant son nom dans un auteur (peut-être Timagène) persuadé que le futur roi d'Egypte était en réalité un frère d'Alexandre. Cette généalogie avait ses partisans; elle ne fait pas doute pour Q. Gurce (IX, 8, 33). Pausanias (I, 6, 8) remarque que, si elle est vraie, Thérédité explique la passion de Ptolémée pour les femmes (xà liripixvi^ I; Tà( Yuvaîxsç).