ORIGINES DE LÀ FAMILLE
On peut supposer que Ptolémée était qualifié par sa naissance pour entrer dans le corps des pages royaux (Pa<rtXixol itaTSeç) ** C'est là, dans cette pépinière de fonctionnaires et d'officiers, qu'il eut l'occasion de mériter l'amitié et la confiance d'Alexandre. ,
Ptolémée, mort en 283 à l'âge de 84 ans, était donc né vers 367, de Lagos et d'une Arsinoé, fille, dit-on, d'un certain Méléagre. Il avait un frère du nom de Ménélaos *, et on lui attribue, pour des raisons à discuter plus loin, une sœur consanguine, Bérénice, née de Lagos et d'une seconde femme appelée Antigone, laquelle aurait été, par son père Gassandre> la nièce d'Antipater '.
L'avènement d'Alexandre, dont il avait partagé la disgrâce, fut pour l'ancien page un coup de fortune qu'il avait attendu longtemps. Auprès d'un roi de vingt ans, il n'avait plus, lui qui avait dépassé la trentaine, l'air d'un tout jeune homme. Brave, sérieux, instruit, dévoué à la personne de son maître, il paraît avoir été pour Alexandre un véritable ami, au sens courant du mot ^, un confident sûr et un conseiller discret. On ne saurait dire si Ptolémée prit part aux expéditions qu'Alexandre entreprit contre les Triballes et contre ïhèbes (335) : ce qui est certain, c'est que Ptolémée, écrivant plus tard ses Mémoires^ donnait sur ces campagnes des détails précis qui ne peuvent guère avoir été notés que par un témoin oculaire ^.
L'histoire le retrouve au cours de la grande expédition d'Orient, non pas dès le début, ni au premier plan, mais toujours aux côtés d'Alexandre, veillant sur la sécurité du prince et investi de missions de confiance. Les auteurs n'ont pas songé à nous dire s'il accompagna Alexandre
1. Pueri regii àpud Macedonas vocabanlur prindpum liberi, ad minUterium tleeti régis (Liv., XLV, 6).