‹ Histoire des LagidesChapitre 117 sur 258 · PTOLÉMÉE ET SA SŒUR ÂRSINOÉ · texte numérisé non relu

PTOLÉMÉE ET SA SŒUR ÂRSINOÉ

pas un renseignement précis. Étant donné, d'une part, un enfant gâté, de complexion délicate, de caractère indolent, voluptueux et vaniteux, aimant Tétalage plus que la réalité du pouvoir, « toujours en quête de distraction et d'amusements nouveaux * » ; d'autre part, une femme énergique et

Callimaque, ont donné leur avis, quelques-uns sur les motifs, tous sur la date du mariage de Philadelpbe avec sa sœur Arsinoé. En fait de motifs, la passion étant le moins vraisemblable, on s'est rejeté sur les calculs politiques. Droysen suppose que Philadelpbe comptait revendiquer les droits d' Arsinoé sur le douaire à elle constitué par Lysimaque, à savoir Héraclée, Amastrios, Tios, Epbèse, Cassandria, — peut-être même Samothrace (Niese),— et utiliser au besoin comme prétendant, contre Antiocbos pour F Asie- Mineure, contre Antigone pour la Macédoine, le jeune Ptolémée, fils et héritier légitime de Lysimaque. Ce système, auquel s'est ralliée la majorité des suffrages (Rœpp, Niese, Strack, etc.), est bien artificiel, et on ne voit pas que Philadelpbe ait jamais fait valoir les droits d*Arsinoé. On revient, en fin de compte, sur l'attraction personnelle, soit ascendant d'une « femme démoniaque » (Gercke), soit conformité d'humeur entre deux êtres intrigants et voluptueux, réciproquement indulgents pour leurs vices (Holm, Mahaffy), soit besoin chez Philadelpbe d'avoir un auxiliaire énergique agissant pour lui (Kœhler,Wilcken). Avant que la stèle de Mendès d'abord (1871), celle de Pithom ensuite (1883), aient fourni chacune un terminus ante quem^ assurant que le mariage était chose faite en l'an 13 (Mendès) et même (Pithom) en l'an 12 de Philadelpbe (274/3), la question de date a été retournée de toutes les façons et avec toute espèce d'arguments, la plupart tirés des dates probables des poésies de Théocrite ou de Callimaque et tournant dans un cercle vicieux. On a essayé lesdates de 277 (ChampoUion-Figeac, Lepsius, Krall), 276(Bueche- 1er, Conze, Wescher,Kœpp), 273 (Wiedemann), 271 (Wilamowitz),270 (Droysen, 1882) et même plus bas, peu avant 266 (Droysen, 1« édit., et Couat). Cf. J. G. Droysen, Arsinoe Philadelpkos (SB. d. Berl. Akad., 1882, p. 226-229). A. Wiedemann, Zur Chronologie der Arsinoe Philadelpkos (Rhein. Mus., XXXVIII [1883], p. 384-393). Die Ehe des Ptolemaeus Philadelphus mit Arsinoe 11 (Philol., XLVII [1889], p. 81-91). J. Krall, Stud, s. Gesch. d, alten Aegypten, II, 3 (SB. d. Wien. Akad., 1884, p. 347-385). A. Gercke, Alexandnnische Studien. III. Die Geschwislerehe (Rh. Mus., XLII [18871, p. 270-275). C. Haeberlin, Quaestiones Theocrileae (Philol. L [1891], p. 689-712). B. Ehrlich, De Callimachi hymnis quaestiones chronologicae (Bresl. Phil. Abhandl., 1894). U. Rœhler (ci-dessus, p. 159, 3). M. L. Strack, Die Dynastie der Ptolemùer. Berlin, 1897. Ph. E. Legrand^ Étude sur Théociite, Paris, 1898. H. von Prott, D(w 'Eyxwjjiiov eU IlToXcpiarov und die Zeitgeschichte {Khe'm. Mus., LUI [1898], p. 460-476). Kœhler veut que l'excursion du couple à Pithom en 274/3 soit le voyage de noces. Strack (p. 182) s'abstient prudemment de choisir entre les dates échelonnées de 279 à 273 ; Gercke et Haeberlin resserrent la marge entre 276 et 273 ; H. Yon Prott, entre 278 et 275 . La date de 277 me parait la plus probable. 1. Strab., XVII, p. 789 (çtXtffTopwv xal 6tà t^v doOivetav toG ffwjjtato; SiotYwyi; iti Ttvaç xal tip^zi^ Çt^tûv xaivoTépo^). Élien {Var. Hist., IV, 15) dit que Philadelpbe devint (j.ouvixwxa'coc précisément parce qu'il était valétudinaire. Tome I. 11

162 GHAP. V. — PTOLÉMÉE II PUILADELPHE

ambitieuse, ne dédaignant aucun moyen de parvenir et opérant sur un terrain qu'elle connaissait bien ; il y a entre la cause et l'effet une logique suffisante, et il est inutile de chercher à deviner la marche tortueuse des intrigues dont nous connaissons le résultat. Arsinoé acheva sa victoire par un coup de théâtre qui dut terrifier Ptolémée et lui faire apprécier le bonheur d'avoir, pour le protéger, une sœur si vigilante.

Ce qui est attesté, c'est que l'on découvrit un complot ^ tramé par la reine son épouse. La culpabilité fut démontrée par le châtiment, et ce fut une vérité officielle. Les deux complices de la reine, Amyntas et le médecin rhodien Chrysippe, furent mis à mort *. Quant à Arsinoé, elle fut reléguée à Koptos dans la Thébaïde, où Ton a cru récemment retrouver sa trace *. Elle laissait ses trois enfants, Ptolémée, Lysimaque et Bérénice, à cette rivale homonyme qui l'avait peut-être calomniée pour la supplanter, ou dont l'odieuse présence l'avait rendue jalouse d'abord, criminelle ensuite '.

1. Gercke {op, cit.y p. 612) prétend que Théocrite renonça depuis lors à employer ce nom mal famé d'Amyntas.

2. Stèle hiéroglyphique, découverte en 1894 par FI. Pétrie (cf. Mahaffy, History, p. 75). Lysimaque fut plus tard, sous Ptolémée Ëvergète, stratège de la Haute-Egypte (cf. Krall, Studien, II, in SB. d, Berl. Akad., 1884, p. 366).

3. Le scoliaste de théocrite (XVII, 128) ne discute pas la culpabilité d'Arsinoé I et parle du complot (è-KiSo^Atùooaw 8è TaiStt^v sOpciiv) sans mettre en cause Arsinoé II, dont il dit simplement que Ptolémée Tépousa ensuite. Il suit la version officielle. Il se pourrait cependant, s'il y eut complot, qu'Arsinoé I ait voulu se débarrasser non pas de son mari (ce qui ne se comprendrait guère et ce que le scoliaste ne dit pas), mais d*Arsinoé II, sans doute par le poison, comme Tindique la collaboration d'un médecin. Le scoliaste ajoute, au sujet des enfants, que Ptolémée fit adopter par la seconde Arsinoé, laquelle mourut sans enfants, les enfants de la première (ti9iicotif|9aTo aùx^ toùç tx Tfi? icpoT^paç 'Apffiv<jT,ç yswTiOivtaç icaîSaç * -f; yip d8tX©^ xal yuv^ aôxoO dfxfixvoç di'TciOsvcv). La raison alléguée semble indiquer que Tad option n'eut lieu que quand il fut évident que le mariage resterait stérile, et non lors du mariage. Mais tout prête aux conjectures, et nous en verrons plus loin de romanesques. En fait, nous ignorons ce que devinrent alors les enfants ; mais, même en supposant Ptolémée décidé à les renier, parti inhumain et impolitique, Arsinoé II devait tenir à les avoir sous la main et à ne pas les laisser à sa rivale. Heureusement pour eux, Arsinoé II n'eut pas d'enfant de Ptolémée. Leironne (Recueil^ I, p. 3) croit naïvement que Arsinoé témoigna

MARIAGE DE PTOLÉMÉE ET d'âRSINOÉ H 163

Alors, tout étant permis aux fils des dieux, imitateurs de leurs ancêtres Zeus et Hèra, la seconde Arsinoé remplaça la première, et le mot d'ordre fut d'admirer ce grand amour pour son frère qui lui valut le litre de Philadelphe. Si Démétrios de Phalère avait déjà payé de Texil la courageuse résistance qu'il avait opposée naguère à la violation du droit d'aînesse au profit de Philadelphe *, il n'y avait plus à la cour d'Alexandrie que des adulateurs. Le mariage des « Adelphes » fut à leurs yeux la grande pensée du règne. Les scrupules de la morale grecque étaient levés par l'exemple décisif du grand couple olympien '; la morale égyptienne, loin d'être offensée, y trouvait une satisfaction réclamée par le droit monarchique, et les théologiens ne pouvaient qu'applaudir à une union modelée sur celle d'Isis et Osiris, aussi bien que sur l'Upiç Yà(jLoç de Zeus et Hêra. Enfin, les historiographes et généalogistes se chargèrent de démontrer que Philadelphe rentrait par là, non seulement dans la coutume égyptienne, mais dans la tradition paternelle, en découvrant que sa mère était la sœur de son père. Désor-

toujours à ses enfants adoptifs une « tendresse maternelle », et que c'est la raison pour laquelle Évergète, reniant sa mère criminelle, se dit fils de sa mère adoptive.

i. On ne peut utiliser comme indication chronologique précise le texte d'Hermippos (ap. Diog. Laert., V, §78), d'après lequel Démétrlos fut relégué et interné (itapa^oXiTTsaôai tv x% X^P?) * après la mort de Soter ». Sa disgrâce peut avoir été un des premiers actes de Philadelphe ou — ce qui me parait plus probable — l'œuvre d' Arsinoé écartant préalablement un censeur, n mourut de la morsure d'un aspic ; par accident, suivant Hermippos, par ordre du roi, suivant Cicéron (Pro Rab. Post.^ 9).

2. C'est le thème de Théocrite (XVII, 131-134), qui, plus tard, brouillé avec la cour d'Alexandrie, décocha une pointe à « la femme aux trois maris » (Svvov •reapOsvix^ itpocpipet TpiydiiAoïo yuvaixdç. Xll, 5). Calliroaque dut aussi payer son écot poétique et composer un épithalame ; *Ap(jtv(j7iç, îS Çeîve, yajtov xata- CdE^Xopi' dtt(88tv (fr. 196). Allusion à ce mariage dans V TiroSoXijxaîoç d'Alexis (fr. 139 Meineke). Du reste, les railleurs furent invités à la prudence par l'exemple de Sotade, qui paya de sa vie un mot plus risqué que spirituel sur ce sujet délicat : tîç oOx oaitiv tpujiaXiTiv tô xévtpov (iOsî; (Athen., XIV, p. 621 a). Cf. Plut., De liber, educ, 14. Quaest. Symp,, IX, 1. Lucian., Icarom., 15). Les protestations des moralistes se retrouvent dans un petit nombre de textes (Lucan., Phars., VIII, 692-696. Paus. , I, 7, 1. Herodian., |I, 3, 3). Cf. P/. Maneth., ApoteUsm,, V, 202-209. Incesta Aegyplus (Senec, Oct.^ 520).

mais, les Lagides, comme les Pharaons, se marieront, réellement ou par fiction légale, à la mode divine, qui préserve leur sang de tout mélange avec la race des simples mortels. Ce dogme monarchique, adopté par la plupart des dynasties orientales, tiendrait une belle place dans une histoire des rapports de la morale avec les doctrines religieuses. On le retrouve plus tard justifiant aux yeux de Galigula ses incestueuses amours; et on pourrait dire qu'il se survit encore, à Tétat latent, dans les théories aristocratiques sur les mésalliances. Quand on voit, de nos jours, le chef d'une vieille dynastie disqualifier ceux de ses rejetons qui descendraient par moitié d'une famille non souveraine, on se demande ce que ne pourrait pas exiger un orgueil de race survivant à tous les progrès de la raison humaine et mystérieusement concilié avec l'esprit chrétien. En tout cas, on devient indulgent pour la logique qui veillait autrefois sur la transmission de l'autorité légitime par filiation pleinement royale.

Ptolémée II ET Arsinoé II (277-270).

Stimulé par une femme ambitieuse, qui voulait justifier son élévation en faisant sentir partout l'autorité royale, Ptolémée eut bientôt Toccasion de faire preuve d'énergie. La réputation d' Arsinoé ne put que semer la défiance parmi tous ceux qui n'étaient pas assurés de sa faveur. Il n'est pas sûr que Magas, le stratège ou vice-roi de Cyrénaïque, ait vu d'un œil indifférent l'usurpation légalisée de Philadelphe, et que, à la mort de Soter, il n'ait pas eu l'idée de profiter des circonstances pour se rendre indépendant. Il ne devait pas être alors aussi obèse et aussi pacifique que dans sa vieillesse \ et, au surplus, il était poussé à la rébellion par le

1. AgaUiarch. ap. AUien., Xll^ p. 550 b-c (dicoX<(j.v^Tov Ytvtffisvov xal tpufûvTât xaTiffqipxov yiveaOxi Ixtdicuç xotç ^oiç, xtX.).

HÉVOLTE DE MAGÂS 165

patriotisme local des Gyrénéens^ qui supportaient mal d'être les vassaux du roi d'Alexandrie et qui caressaient peut-être Tespoir de se débarrasser de Magas lui-même, à la faveur des complications futures *. Il parait avoir donné une première satisfaction à leur orgueil et au sien en prenant le titre de roi '. Mais l'ébranlement sur lequel il comptait sans doute ne se produisit pas, et il dut attendre une meilleure occasion, celle qui se présenterait lorsque le Séleucide tenterait de reprendre la Cœlé-Syrie. Alors, le viceroi de Cyrène pourrait, suivant le cas, rompre le pacte ou mettre le prix à son alliance. Le mariage — on pourrait presque dire l'avènement — d'Arsinoé II vint ajouter des motifs de toute sorte à ceux qu'il avait déjà pesés. On savait, par l'exemple de Lysimaque, ce qu'Arsinoé était capable d'obtenir d'un mari complaisant ; et, d'autre part, le trône des « Adelphes » n'était peut-être pas si bien affermi qu'il pût résister à un retour d'opinion en faveur de la reine disgraciée '. Ainsi s'expliquerait, sans avoir besoin de recourir à l'bypothèse d'une entente préalable entre Antiochos et Magas^ la révolte ouverte de Magas, qui, à supposer une entente, eût été — l'événement le prouva — fort mal concertée *. Il est probable, en revanche, que Magas avait noué des intelligences avec ceux des frères de Pbiladelpbe qui n'avaient pas émigré à la suite de Ptolémée Kéraunos et de

1 . Polyen (II, 28, 1) raconte que Magas, avant de quitter Cyrène, mit des amis sûrs dans la citadelle et fit raser les créneaux des murailles, pour pouvoir rentrer en cas de sédition.

2. 11 faut dire que, les monnaies avec BA£UEÛ£ MArA n'étant pas datées, c'est là une conjecture.

3. Ebrlich {De Callim, hymn.^ p. 18) suppose gratuitement qu'Arsinoé I, du fond de son exil, excita Magas contre Pbiladelpbe. 11 y a loin de Roptos à Cyrène. C'est un débris de Tbypotbèse de Niebubr, imaginant qu'Arsinoé î s'était réfugiée à Cyrène et y avait épousé Magas (cf. Justin., XXVl, 3, 3. Hygin., Aslr, Poet.y II, 24 : ci-après, p. 172, 1).

4. Rdbler {SB. d, Berl. Akad.y 1895, p. 969-70) suppose qu'il y avait accord, mais que Magas se mit en campagne trop tôt. Ceci, contre l'ordre des faits dans Pausaoias (I, 7, 3). Dans ce fouillis de conjectures, cbacun se fraye une voie au juger.

Méléagre, c'est-à-dire Argaeos et un autre, fils d'Eurydice, à qui Philadelphe semble avoir confié le gouvernement de Cypre. Celui-ci était en mesure d'aider efficacement Magas.

Mais Arsinoé avait l'œil ouvert sur ces menées et n'était pas femme à se laisser surprendre en s'attardant à vérifier ses soupçons. Avant même que Magas se fût mis en campagne, Argaeos et le prince qui préparait la défection des Cypriotes furent mis à mort * ; et, très probablement, des émissaires allèrent exciter les Marmarides, des nomades libyens dont Soter avait autrefois réprimé les incursions ', à prendre les armes contre Magas.

Magas, s'avançant avec précaution le long de la côte, franchit la frontière d'Egypte, sans rencontrer de résistance ni à Parsetonion, ni plus loin, jusqu'à un endroit que Polyen appelle le Khi (xà yj), sur la route d'Alexandrie '. Que se passa-t-il alors? D'après Pausanias, Magas, apprenant que les Marmarides s'étaient soulevés, se hâta de rentrer à Cyrène. Ptolémée s'apprêtait à l'y relancer, mais il en fut empêché à son tour par un contre-temps imprévu. Dans son armée de mercenaires de toutes races éclata une sédition.

1. Pausanias, notre seul garant, mentionne rexécution- des deux princes après le mariage d'Arsinoé II et avant la défection de Magas : AsuTzpa 8è dSsXçpôv dicéxTStvev 'Apyaîov iictSouXjuovra, wç X^ystai. — 'A-ït^xTcive 8i xal âXkoy

dSsXcpôv yeyov^Ta é^ EùpuBUr^^j KuirpCou^ d^tvTdEvTa al96d[Ji8vo(. Miyaç 6è

drreoaTT,aaç nToXs{jiaiou KupTjvaCouç f.Xauvev èit' klyÙTzxoM (Paus., I, 7, 1). Avec un auteur de style moins lâche, la mention « né d'Eurydice » pour le second frère signifierait qu'Argœos était fils de Bérénice. Quant à Tinconnu, — qui a pu intriguer à Cypre sans en être gouverneur, — Champollion voulait que ce fût Méléagre, Tex-roi de Macédoine, déposé en 279 (ci-dessus, p. 154). De même, Gutschmid. Tout ce qu'on peut dire, c'est que, dans notre système (et non pas dans celui de Droysen), la chronologie ne s'y oppose pas. On a supposé une défection réelle de Cypre (cf. l'omission de Cypre dans Théocrite : ci-après, p. 178, 1) et placé le fait à des dates très diverses.

2. Cf. ci-dessus (pp. 49, 1. 106, 2), Tinscription hiéroglyphique des prêtres de Pe et de Tep.

3. Polyaen., II, 28. Polyen parle d'un stratagème qui consistait à « élever un feu ami » (irupaôv cpiXtov «Tpstv) soir et matin, à partir de Paraetonion. La ruse avait sans doute pour but de tromper les Bédouins de Marmarique. Tô Xt est pour Xci(xà) xuixt^ (Geogr. Min., II, p. 430 MûUer), ou un autre endroit, en forme de X, à l'O, de Taposiris (Sethe in Pauly-Ws R.-E., s. v. Chi).

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