Athen., X, p. 423 f
3. *0 XpTi[xov(5€toç lïdXejwx; (Athen., VI, p. 256 f). Sur le sujet, voy. Niebuhr, Ueber dm ChremonideischenKneg. Berlin, 1826 (Kl.Schr., I [1828], p. 451-453); Droysen, IIÏ, p. 219-240. J. Beloch, Zur Chronologie des Chremonideischen Krieges (Beitr. z. ait. Gesch., Il, 3 [1902], p. 473-476). Cf., sous le môme titre, les retouches proposées par C. F.Lehmann {ibid., III, 1 [1903], p. 170-1). Niese (II, p. 130-131) est ici à la fois sommaire et confus. Il suppose gratuitement qu'Antigone, durant la guerre de Syrie, s'allia avec Antiochos, et que la guerre égyplo-macédonienue se greffa ainsi sur l'autre, sans interruption.
186 CHAP. V. — PTOLÉBIÉB H PHILADELPHE
Démétrios Poliorcète, leur avait montré qu'il entendait rester leur maître ; c'est lui qui, le premier, avait mis une garnison macédonienne sur le Musée. Lorsque, en 287/6, les Athéniens révoltés, trahis par le Garien Hiéroclès, dont ils avaient cru naïvement faire leur complice *, étaient de nouveau assiégés par Antigone, Pyrrhos était venu à leur secours ; mais le roi d'Épire, au lieu de les affranchir, avait rivé leur joug en négociant avec Démétrios et Antigone une convention louche qui laissa les gamisaires macédoniens à Salamine, à Munychie et au Pirée, libres d'affamer Athènes à la première alerte. Quelques années plus tard, l'ébranlement causé par les troubles qui suivirent la mort de Séleucos Nicator provoquèrent un mouvement auquel les Athéniens ne surent pas s'associer autrement que par des déclamations patriotiques.
La campagne commencée, sous prétexte de « guerre sacrée », par le roi de Sparte Areus (280) se termina par une reculade. Il n'y eut d'affranchies que les petites villes d'Achaïe qui eurent assez d'esprit politique pour se lier par un pacte et rester fidèles à leurs conventions, premiers statuts de la Ligue Achéenne. En 272, Pyrrhos avait reparu en Grèce, vainqueur d' Antigone et s'annonçant comme le libérateur des Hellènes. Mais Pyrrhos, brouillon et capricieux, s'engagea dans une sotte querelle avec Areus et les Spartiates, qui s'allièrent avec Antigone, et ces adversaires réunis le battirent sous les murs d'Argos. Pyrrhos périt dans cette aventure, peu regretté des Hellènes, à qui les façons despotiques du libérateur avaient enlevé toute illusion. Ils avaient enfin compris qu'ils ne pouvaient attendre leur salut que d'eux-mêmes, d'un effort commun et persévérant, lequel supposait, commme condition première, une entente préalable entre Sparte et Athènes, l'une entraînant à sa suite les cités
4. Polyaen., V, 17. Pausan., I, 29, 10. Droysen (IT, p. 560) place le fait en 293, en récusant Tassertion de Polyen (ArijjLif.Tptoç irspl Au5{av tF;v) ; mais cette indication chronologique oblige à descendre jusqu'à 287/6. Cf. Wilamowitz {Philol. Untersuch,, IV, p. 231, 63).