‹ Histoire des LagidesChapitre 131 sur 258 · Justin./xXVI · texte numérisé non relu

Justin./xXVI

4. Ptolémée avait dû songer aussi aux Étoliens, éternels ennemis de la Macédoine. C'est vers cette époque qu'a pu être fondée Arsinoé à Fembouchure de l'Achéloos (Strab., X, p. 460 : xxCdjia ô'6i:fipÇsv 'ApotvÔT.ç xf.ç IlToXt- (louou ToO 8tuTipou Yuvoeixôç 5|X(x xal d8cXcpfiç), à la place de Tancienne Conopa.

5. Justin., XXVI, 2, 10-12. a, Euseb. Arm., I, p. 243 Schœne {[Pyrrhus pour Pyrrhi filius] Derdiae a Demelrio Anligoni filio rébus quoque privalur).

est un beau thème à réflexions morales, mais nous voudrions d'autres explications que la « mobilité des soldats et de la fortune ». Antigone a pu éprouver des mécomptes en Macédoine et ajourner sa revanche, pour ne pas lâcher la proie qu'il tenait. Rien ne put lui faire lever le siège d'Athènes, pas même une nouvelle tentative d'Areus, qui s'était décidé ou résigné enfin à reprendre le chemin de l'isthme. A Corinthe, Areus se heurta à l'armée d' Antigone : il fut déconfit et resta sur le champ de bataille ^ Et le cercle d'investissement se resserrait de plus en plus autour des malheureux Athéniens.

Après avoir longtemps résisté aux privations et aux déceptions les plus amères, Athènes, voyant ses faubourgs brûlés et sa population affamée, fut obligée d'accepter la paix que lui offrit Antigone *. Le vainqueur prit ses sûretés contre un retour des illusions passées. Il mit des garnisons jusque dans la ville, sur le Musée, et donna la chasse aux meneurs. Ghrémonide et Glaucon se réfugièrent auprès de Ptolémée : l'archéologue Philochore, qui avait dû nourrir de vieilles légendes la flamme du patriotisme militant, fut mis à mort comme partisan de Ptolémée ^ Antigone affectait de ne voir dans la rébellion d'Athènes que le résultat d'intrigues intéressées de la part du roi d'Egypte (automne 263).

On ignore où était Derdia, et il est fort probable que ce Démétrios n'était pas le fils, comme le disent Justin et Eusèbe, mais un frère d' Antigone, très probablement, suivant Droysen (111, p. 231, 3), Démétrios le Beau, alors âgé d'une vingtaine d'années. Le fils d' Antigone et de Phila était encore un enfant.

1. [Ut Anligonus] regem Lacedaemoniorum Area Corinlhi interfecit (Trog., Pi'ol. XXVI). Cf. Plut.,i4^w, 3. En mai 265, selon Droysen (d'après Diod., XX, 29) ; été 264, suivant Beloch. Je ne vois pas pourquoi Droysen place la bataille de Cos avant la mort d'Areus (III, p. 235-237).

2. Paus., I, 30, 4. Droysen se sert, pour déterminer la date de la capitulation, d'une anecdote concernant la mort du comique Philémon, laquelle aurait précédé de fort peu la prise d'Athènes et aurait eu lieu dans l'été de 263. C'est une base fragile ; mais il n'y a pas d'objection péremptoire. On sait que les Athéniens résistèrent très longtemps (àvrtaxoOdtv iicl jtxxpdTaTov ypôvov. Paus., III, 6, 6), et trois ans ou plus (de 266 à 263) ne sont pas de trop pour justifier l'expression.

3. Suidas, s. v. (6ti 6ie6Xifi07^ icpo(TxcxXi)Uvat t) IlToXtt&aCou paaiXtCqi).

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