‹ Histoire des LagidesChapitre 138 sur 258 · Conjecture de Mahaffy (ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Conjecture de Mahaffy (ci-dessus, p

RÈGLEBfENT DE3 AFFAIRES DE CTRÈNE 203

cession provisoire faite au particularisme ombrageux des Cyrénéens. Elle était de bonne politique, et il n'est pas nécessaire de supposer qu'elle fut arrachée de vive force à Philadelphe. Les événements, du reste, s'étaient précipités de telle sorte qu'il n'y a point de place pour des hostilités sérieuses entre la mort de Magas et la transaction précitée ^ Mais les accommodements improvisés provoquent le plus souvent des retours offensifs de Topinion. Les partis extrêmes n'y trouvent pas leur compte. Ceux qui s'agitaient à Cyrène ne désarmèrent pas ; la ville en fut « troublée et malade » *. Les patriotes cyrénéens sentaient bien que leur indépendance serait purement nominale, s^ils ne profitaient du répit qui leur était laissé pour opposer à l'annexion future des institutions incompatibles avec l'obéissance passive exigée d'un fief égyptien. Ils eurent l'idée d'appeler chez eux, pour leur demander une législation rationnelle, acceptable par tous les partis, deux philosophes, Ecdélos et Démophane, disciples de leur compatriote Ârcésilas et probablement recommandés par lui. Ces deux législateurs, au dire de Polybe, « présidèrent brillamment, et conservèrent aux Cyrénéens la liberté ' ». Plutarque répète, après Polybe, qu' « ils firent de

1. Le texte d'Eugèbe : [ATjîf/iTpto;] icoteow t>,v Ai6utiv tkaSt xxk, (ci-dessus, p. 241, 1) a fait imaginer une guerre entre Démétrios le Beau et Philadelphe, guerre dans laquelle Philadelphe aurait même été battu et n*aurait été débarrassé du prétendant macédonien que par le complot de Bérénice (Ehrlich, op, cit. p. 44). C'est bien de Ja complaisance pour un texte entaché de méprise formelle, et beaucoup d'affaires pour une seule année. H faudrait, en ce cas, accepter Thypothèse de Niebuhr, qui étend la marge Jusqu'en 251/0.

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