Plut., Philop
3. Polyb., X, 22, 3. Ecdélos et Démophane (ou Ecdémos et Mégalophane. Plut., Philop.f 1. Paus., VIII, 49, 2) étaient des Mégalopolitains, qui, disciples d'Arcésilas, avaient tourné la philosophie du côté de la pratique et collaboré avecÂratos (Plut., Aral.^ 5} à Taffranchissement de Mégalopolis et de Sicyone (Plut., Philop.f 1). Nous n'avons pas d'autre tei*minu8 post quem que la délivrance de Sicyone en 251/0, celle de Mégalopolis par le meurtre du tyran Aristodème (Poiyb. et Plut., loc, cit.) n'étant pas datée. Aussi, la date de la mission des deux philosophes est livrée aux conjectures. Thrige (p. 239-241) optait pour 230. Droysen, qui suppose une révolution à Cyrène en Tabsence de Ptolémée IIl (voy. ci-après, chap. vu, § 1), la place vers 243; Niese (II, p. 143) vers 250, Eupposant aussi un soulèvement et une guerre ouverte
204 CUAP. V. — PTOLÉMÉE U PHILADELPUE
bonnes lois et donnèrent à la cité une organisation excellente h. Ni Polybe, ni Plutarque ne donnent à entendre que cette constitution fût un intermède passager entre une révolution qui l'aurait fait naître et une répression violente qui l'aurait abrogée. Rien n'oblige à croire que les réformateurs, élevés à une école qui n'avait aucune répugnance pour le régime monarchique, aient légiféré pour une république, sans tenir compte des circonstances. Il semble plutôt que, réconciliant les partis entre eux et avec la dynastie, ils ont « conservé » aux Cyrénéens toutes les libertés que leur eût fait perdre une intervention armée provoquée par leurs discordes.