‹ Histoire des LagidesChapitre 140 sur 258 · IV · texte numérisé non relu

IV

La fin du règne (258-246).

Philadelphe avait tout intérêt à laisser les Cyrénéens débattre entre eux leurs propres affaires et à ne pas les pousser à une révolte qui leur eût suggéré l'idée d'appeler non pas des philosophes, mais le roi de Macédoine ou le roi de Syrie \ Antigone ne paraît pas avoir pris fait et cause pour son frère ou avoir songé à le venger. On peut croire qu'il n'en fut pas de même d'Antiochos. Qu'il ait été ou non le confident de sa sœur, les troubles de Gyrène lui fournissaient une occasion de reprendre la lutte pour la possession de la Cœlé-Syrie et de la Phénicie. Il faut avouer que nous ne savons à peu près rien sur les péripéties d'une seconde

(d'après Polyaen., VIII, 70) où les Cyrénéens eurent le dessous. La date de 250 me parait encore la plus probable, mais non pas une guerre dont la royauté de Bérénice ou son mariage eût été l'enjeu. Le siège de Cyrène dont parle Polyen peut très bien être un épisode de la guerre que fit, près d'un siècle plus tard (vers 162), Ptolémée Évergète II aux Cyrénéens révoltés.

1. Je suis tenté de supposer que les affaires de Cyrène ont attiré l'attention des Carthaginois, et que ceux-ci, à court d'argent pour soutenir la guerre contre les Romains, ont offert à Philadelphe leur alliance éventuelle contre les Cyrénéens, en échange d'un prêt de 2,000 talents (ci-dessus, p. 196, 4).

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