‹ Histoire des LagidesChapitre 149 sur 258 · Callim., In Jov.^ 87 sqq · texte numérisé non relu

Callim., In Jov.^ 87 sqq

3. Sur Bilistiché ou Bélestiché, voy. ci-dessus, p. 185, 1. Athénée mentionne, en outre, d'après HToXciJLaroç ô toG "Xyt\9dp)(p^ (X, p. 425 e), 6 eijpyéTT.ç ntoXe(jiaIoc (XllI, p. 576 e), et Polybe (ibid, f.), plusieurs favorites : Didyme, une jolie Égyptienne ; Agathocléia ; Stratonice, qui eut un superbe mausolée à Eleusis près Alexandrie; Myrtion, mime de bas étage; Mnésis, joueuse de flûte, ainsi que Potheine; Rleino, TUébé du harem, dont les statues (jiovo- '/fTwveç portaient la corne d'abondance ; xal dfXXa; 6i -K^sCrcaç, Philadelphe étant è'RippcicéffTspot; 'icpà; d^poSi^toi (cf. ci-dessus, p. 184, 1 et 185). On citait, comme les plus belles maisons d'Alexandrie, celles de Myrtion, de Mnésis et de Potheine. On a retrouvé à Délos mention de xotBia àpYupî 6uo consacrés par Kleino (BCH,, VI [1882], p. 117).

LES MAITHE88E8 ROYALES 217

Toutes eurent des palais et des statues ; quelques-unes durent donner au maître des enfants, des bâtards, qui pouvaient, à un moment donné, susciter de graves embarras. De son vivant, Arsinoé sut, sans aucun doute, fermer les yeux sur des fantaisies passagères ; mais c'est quand elle ne fut plus là que les maîtresses royales purent afficher leur luxe et leurs prétentions. Si, par hasard, la grande piété posthume de Philadelphe envers sa mémoire n'était qu'une attitude préméditée, on pourrait dire que Tastucieuse et criminelle Arsinoé Philadelphe ne fut regrettée de personne. Libre aux imaginations romanesques d'aller plus loin et de soupçonner que sa fin fut hâtée par quelque intrigue obscure, où le poison libérateur aurait joué un rôle.

La culture uttéraire.

La postérité oublie volontiei^s les faiblesses royales pour s'occuper des institutions qui font la gloire du règne, le Musée et la Bibliothèque d'Alexandrie ^ On a vu plus haut

1. On a beaucoup écrit sur ces sujets, c'est-à-dire entassé beaucoup d'hypothèses pour suppléer à Tabsence de renseignements précis. lo. Fr. GronoY'ù De MuêeoAlexandrino Exercitl. Acad. (Thés. A. Gr., VIII, p. 2741-2760). L. Neocori [Kûster] De Museo AUxandrino diatribe (ibid., p. 2767-2778). G. Parthey, Das AlexandiHnische Muséum. Berlin, 1838. A. J. Letronne, recension du livre de Parthey {Joum. d. Savants, 1838 = Œuvres choisies, I, p. 365- 377). G. H. Klippel, Ueber dos Alexandtinische Muséum, Gœttingen, 1838. Backmann, Primordia Musei Alexandrini. Helsingf., 1840. Weniger, Dos Alexandrinische Muséum, Berlin, 1875. A. Couat, Le Musée d*Alexandne sous les premiers Ptolémées (Ann. Fac. Bordeaux, I [1879], pp. 16-28). Sur la Bibliothèque : Bonamy, dans les Mém, de VAcad, d. Inscr., IX [1731], p. 397- 413. D. Beck, Spécimen histoiHae bibliothecarum AlexandHnarum, Lips., 1779. G. Dedel, Historia critica bibliotkecae AlexandHnae, Lugd. Batav., 1823. Fr. Ritschl, Die Alexandrinischen Bibliotheken unterden erslen Ptolemâem. Breslau, 1838. Corail, diss. de Bibl. Alex. Bonn, 1840 (= Opusc. Philol., I, p. 1 sqq.). E. Chastel, Les destinées de la Bibliothèque d'AUxandrie (Rev. Histor., I [1876], p. 484-498). V. Nourrisson, La Bibliothèque des Ptolémées (Rivist. Egixiana), Alexandrie, 1893. Sans compter tout ce qui vise le sujet dans les histoires de

Qoo^ç:

218 CHAP. VI. — GOUVERNEMENT DE PTOLÉBfÉE PHILADBLPHE

que Imitiative de ces créations si vantées appartient très probablement à Démétrios de Phalère et au premier Ptolémée *. Philadelphc n'eut qu'à suivre ou agrandir les projets primitifs.

Ce que nous savons du Musée se réduit, en somme, à peu de chose. «Les palais royaux », ditStrabon, « comprennent aussi le Musée, lequel renferme une promenade, une exèdre et une grande salle dans laquelle a lieu le repas en commun des philologues appartenant au Musée. Il y a aussi pour l'entretien de ce collège des fonds communs et un prêtre préposé au Musée autrefois par les rois et maintenant par César * ». Les érudits discutent encore sur l'emplacement probable de la construction décrite par Strabon. Il est possible même que cet emplacement ne se retrouve plus sur le sol actuel d'Alexandrie, amoindri par les empiétements de la mer. •

Le prêtre (Upeu;) ou président (litioràTTiç) * du Musée étaitil en même temps, comme on l'a supposé, prêtre de Sérapis et chef de tout le clergé alexandrin (ap^iepeùç 'AXeÇavSpstaç) ; les pensionnaires recevaient-ils tous du Trésor royal un traitement ajouté aux revenus du fonds commun; étaient-ils partagés en groupes ou confréries distinctes, suivant la nature de leurs occupations ^ ; ces membres du Musée étaientla littérature alexandrine et les études sur les bibliothécaires, comme celles de Seemann, De primis sex Bibliothecae Alexandrinae custodibus, Progr. Essen, 1859. W. Busch, De bibliothecariis Alexandrinis qui ferunlur primis, Rostock, 1884. Voy. Farticle récent (1897) de G. Dziatzko, Bibliothekeh, dans la R,-E, de Pauly-Wissowa, III, p. 405-424.

1. Dans les documents apocryphes de Pseudo-Aristeas (ap. Euseb., Praep. Ev., VIII, 2-5), c'est toujours Démétrios de Phalère qui crée la Bibliothèque, mais sous Philadeiphe. Cf. ci-dessus, p. 129, 3.

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