‹ Histoire des LagidesChapitre 159 sur 258 · Plin., XXXVI · texte numérisé non relu

Plin., XXXVI

3. Plin., XXXIV, 8 148. Auson., Moaell, 312'-315. Timocharès, var. Timocrates^ DinochareSf Dinocrales. Les bons contes se répètent : celui-ci a eu plusieurs éditions (Rufin., H, Eccl, II, 23. Ampel., Memor,^ 8. Claudian., IdylL^ V, 23-39. Cassiod., Far., I, 45, 10. Tollius ad Auson., loc. cit.) en divers lieux, avant de s'attacher au tombeau de Mahomet.

4. Voy. les références et les listes sacerdotales dans E. Beurller, De divinis. honoribtisquosacceperuntAlexanderelsuccessores ejus, Paris, 1890. Cf. J. Raerst, Die BegrUndung des Alexander- und PtolemUerkultes in Aegypten (Rh. Mus., XXVI [1897], p. 42-68).

fication des honneurs décernés aux morts. On peut supposer qu'après l'avoir établi isolément, à titre de dévotion spéciale, il jugea le moment opportun pour faire passer dans les habitudes grecques la théorie indigène de la divinité des rois vivants, S'associant à sa divine épouse, il se mit avec elle au rang des dieux, comme Oeol 'ASeAcpoC S 11 avait osé enfin suivre l'exemple d'Alexandre et l'avait même dépassé, en divinisant non plus seulement la personne du roi, mais le couple royal. Â partir de ce moment, la dynastie se perpétue par séries de couples divins, que l'histoire distingue parleurs noms de dieux. La logique exigeait que la série fût complétée rétrospectivement par le couple des « dieux Soters ». Mais Philadelphe ne parait pas s'être soucié à ce point de la symétrie. Il ne crut sans doute pas utile ou même possible de faire remonter, par fictioA légale, au règne précédent le régime que, au su de tput le jnonde, il venait d'inaugurer pour les « dieux Adelphes » *. Il se contenta pour son père de Théroisation posthume, commémorée par des jeux et par un culte d'œkiste éponyme à Ptolémaïs,

1. On sait depuis peu, par la Stèle de Pithom (ci-dessus, p. 181, 2),lig. 21, que le titre de Oeol 'AStXepoi apparaît dès 210/69. On le rencontre encore, dix ans plus tard, dans les Revenue Laws (ci-dessus, pp. 182, 1. 234, 1], où on lit : (6)JLvu(o) potviXix IlToXt(j.attov %<x\ potvCXivvAv 'Ap9iv($-y^v, Oeoùç dSsX^ouç (lig. 187). Cf. les Pétrie Papyri (I, lxui, 2), à la date de 237.

2. Il y a peu de questions aussi embrouillées que celle-ci par des inductions hâtives, tirées de ce que le nom de Soter n^apparalt pas sur les monnaies avant Tan 261/0. Là-dessus, on suppose que, à cette date, la divinité du lMxi,p fut officiellement reconnue et décrétée, sur Tinitiative de Philadelphe en Tan XXV du régne (ci-dessus, p. 156, 1), par quelqueisynode du clergé égyptien. On ne voit pas trop ce que vient faire ici le clergé égyptien (cf. Strack, p. 128). Le titre de Soter, d'origine grecque, est bien antérieur (ci-dessus, p. 64), et les Grecs remployaient comme un équivalent atténué de Osôç, non sous la forme 6eô( StoT^p. C'est bien Philadelphe qui a divinisé ses parents, mais dès leur port, par héroïsation à la mode grecque, sans en faire les Osol SuxfipEc qu'ils .seront plus tard, sous Philopator, par restitution rétrospective de la qualité de dieux reconnus tels de leur vivant. C'est lui aussi, sans intervention du clergé égyptien, qui associe au culte d'Alexandre celui des dieux Adelphes. Nous n'avons pas le décret inaugural, mais nous savons comment s^y prit son imitateur Antiochos II, qui importa ce système quelques années plus tard en Syrie (cidessus, p .2 11, 2 ).

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