Âppian., Syr., 1. Cf. ci-dessus, pp
5. Il est impossible de dater la fondation des Tilles portant le nom d'Ârsinoé. Cf. les quinze numéros de Tart. Arsinoe dans la A.-f. de Pauly-Wissowa. Strabon donne comme fondées par Philadelphe Arsinoé (Conopa) en Étolie (X, p. 460), et Arsinoé (Patara) en Lycie (XIV, p. 666). Arsinoé fut encore éponyme d'Éphèse (XIV, p. 640. Steph. Byz., s. v. •Eçtaoç), mais au temps où elle était femme de Lysimaque. L'Arsinoé iv IIsXoicowifi9(|> (IGIns., III, 466), probablement Méthana, n'est connue que sous Philopator, vers 209, et peut avoir eu pour éponyme Arsinoé Philopator. Les hommages rendus à Arsinoé Philadelphe (ciniessus, p. 237, 1) correspondent à des sollicitations ou des remerciements. A TAmphiaraeion d'Oropos, statues associées du couple royal M t^ç piatcuç twv tlx6v[b>v tou ^JaiXicoç IlToXeiiaCou xal «rri; pafftX[(affT,ç ^Ap9tv6i^ç], et décret des Oropiens en Thonneur de Phormion de Byzance, cpCXoc ToO px9iX<(i>( IlToXtiiaCou {IGSepl.^ I, 297-298). Les Athéniens, qui érigèrent devant TOdéon les statues* des rois d'Egypte (Paus., I, 8, 6) et introduisirent chez eux le culte de Sérapis (1, 18, 4), ne furent sans doute pas oubliés ; mais
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cadeaux qui le maintenaient en bonne réputation au centre religieux de son protectorat des Cyclades * . A part ces libéralités intéressées, tout ce qui n'était pas absorbé par le luxe de la cour et les dépenses militaires était reversé su r le pays par diverses voies. En fait de travaux publics, Philadelphc, qui n'avait que fort peu de révérence pour la religion nationale et son clergé, fit assez petite la part des constructions et restaurations de temples égyptiens. Ses économies sur ce \ chapitre contrastent avec les prodigalités de ses successeurs. On ne cite guère de lui que le naos du temple dlsis à Philse, la déesse du lieu ayant droit à sa dévotion comme assimilée à Ârsinoé ^ Il occupait ses architectes à la construction du ^ célèbre Phare d'Alexandrie, qui fut classé parmi les merveilles du monde, de l'Arsinoéum et — on peut le supposer, du moins — du Sérapéum d'Alexandrie. 11 fit aussi restaurer la clôture de l'Hellénion de Naucratis, et probablement le sanctuaire d'Aphrodite, qui y était inclus '. Nous savions par Diodore que Ptolémée II acheva le canal commencé par Nécho, continué par Darius, pour mettre le Nil en communication avec la mer Rouge*. La stèle dePithom nous a appris qu'il s'occupait de cette entreprise dès les premières années de son règne. Une ville du nom d'Arsinoé fut fondée au point où le canal, pourvu d'une écluse de marée, débouchait dans le golfe d'Héroopolis, c'est-à-dire là où sont aujourd'hui les
je crois (cf. ci-après, p. 3i4, 2) qu'il faut ajourner au temps où Athènes libre n'avait plus à compter avec les Macédoniens la construction du Ptolémson. Statue d'Arsinoé sur THélicon (Pausan., IX, 31, 1).
1. Sur ses dons et les phiales çiXaSiX^ttoi, cf. Homolle, in BCH., VI [1882], p. 159.
2. On lui attribue aussi la construction d'un Iseum à Habt^ dans le Delta, pon loin de Sebennytos. Ce temple était bâti en granit de Syène.