‹ Histoire des LagidesChapitre 187 sur 258 · Polyb., V · texte numérisé non relu

Polyb., V

2. Rappelons c[ue le père d^AchœoSf Andromachos, était encore interné à Alexandrie (ci-dessus, p. 276, 3), et que sa libération fut plus tard le prétexte des pourparlers qui aboutirent à une alliance ou entente secrète entre Achœos et Philopator (ci-après, p. 298).

3. Le Canon des Rois ne donne que 25 ans de règne à É vergeté I*'. Le fait, connu par de nouveaux documents (inscr. phénicienne de Masoub [Clermont- Ganneau, Recueil cTarch, orientale, I, p. 81. Paris, 1888] et Pap, PettHe, cf. Strack, p. 194), que, contre la coutume, Tan 1 de Philopator (222/1) a été compté comme an XXVI à son prédécesseur, paraît indiquer ou bien que Évergète a vécu la majeure partie de cette 26* année, laquelle finit le 17 octobre 221, ou plutôt, que Philopator fut co-régent en cette année, avant d^être roi, Évergète ayant pris ses précautions contre une compétition possible de son fils cadet Magas. On peut considérer Tassociation au trône de rhéritier présomptif comme une règle générale, de tradition pharaonique.

286 CHAP. VII. — PTOLÉMÉE lU ÉVERGÊTE

ser sa sœur Arsinoé (III) quand elle serait en âge *. La reinemère, Bérénice, survivait à son époux, et rien ne faisait prévoir qu'elle dût regretter un jour d'avoir vu commencer le règne de son fils. On entend dire, il est vrai, que ce fils mérita le surnom ironique de Pbilopator en assassinant son père et sa mère '; mais Polybe dit expressément que Ptolémée Évergète mourut de maladie ', et il le dit avec l'intention de démentir les faux bruits dont Justin s'est fait plus tard l'écbo. Un parricide suJBSt au « Pbilopator ». S'il avait réellement reçu son surnom de l'indignation publique tournée en sarcasme, il se fût appelé plutôt « Pbilométor ».

1. On verra plus loin qu' Arsinoé n'était encore que la « sœur » du roi en 217, et on ne trouve guère d'autre raison que son Age pour expliquer la date tardive du mariage, qui ne fut fécond que vers 210/9. Bérénice ne devait pas avoir plus de 52 ans à la mort d'Ëvergète, et Arsinoé était sans doute leur dernier enfant.

2. Justin., XXIX, 1, 5. Il est évident que le nom ofiBciel porté par le couple des Ôeol <I>iXoiciTopc( n*est pas un sobriquet. D'après Gutschmid (Kl. Schriflen, IV, p. 113), le surnom de Pbilopator indique en général le successeur désigné par son père. Strack (p. 111 sqq.) n'est pas de cet avis : il tient pour les noms ou surnoms à signification individuelle, antérieurs parfois à Tavènement. En fait, il faut renoncer à fonder des inductions historiques ou descriptives sur les surnoms des rois. Évergète 11 ne rappelle en rien Évergète I"", de même Soter II. Les derniers Ptolémées cumulent les surnoms les plus disparates. De même, bors d'Egypte. On rencontre un roi de Pont qui s'appelle Mithradate Pbilopator et Philadelphe, un roi de Commagène Antiocbos Épiphanes Mégas, des Ë vergetés, des Eupators, etc.

3. Polyb., Il, 11, 3 (IlToXsjia^ou v<J<tc|) tôv fiôv jisTaXXdÇavcoç, nToXsjiatoç ô %M' 6flç «tiXoTcdcTcop SieSé^aTo t^,v pajiXctav). Polybe n'a pas l'babitude de noter ainsi la plus commune des causes de mort.

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