REPRISE DE LA GUERRE SOCIALE
durent avec les Étoliens un pacte (212) auquel s'empressa d'accéder Attale de Pergame. La Grèce était de nouveau en feu. Les Rhodiens, alarmés et lésés dans les intérêts de leur négoce, essayèrent encore une fois d'arrêter les hostilités, et, cette fois encore, avec le concours de TÉgypte. Les Athéniens eux-mêmes s'étaient émus ; ils commençaient à avoir peur non seulement de l'ennemi héréditaire, le Macédonien, mais aussi de leurs amis, en voyant Attale s'installer à Égine, saccagée à fond, vidée de ses habitants par les Romains et vendue par les Étoliens au roi de Pergame (210) *. Les envoyés de Rhodes, de Ghios, d'Athènes, et ceux dePtolémée tentèrent à Phalara, en 208, puis à Iléraclée, un essai de conciliation que firent échouer les exigences des Romains et d'Attale. L'année suivante, nous retrouvons encore les ambassadeurs rhodiens et égyptiens, avec ceux de Ghios, de Byzance et de Mitylène, à Naupacte, en conférence avec les belligérants. Mais, en 207, les Romains, victorieux sur le Métaure, avaient refoulé Hannibal dans le sud de l'Italie ; ils n'entendaient pas laisser Philippe reprendre haleine, et ils s'arrangèrent de façon à faire échouer encore les négociations. Ptolémée se le tint pour dit : à insister davantage, il risquait de se brouiller avec les Romains, et il n'était pas homme à conspirer lui-même contre son repos. On ne voit pas qu'il ait pris une part quelconque aux pourparlers qui aboutirent à la paix générale de 205, due uniquement à la lassitude de tous les partis *.
Il paraît cependant avoir eu quelque velléité de tirer, lui aussi, quelque avantage de cette situation troublée. Un texte isolé de Strabon nous apprend que Ptolémée Philopator avait commencé à fortifier Gortyne, mais ne poursuivit pas les travaux '. Il s'agit là probablement d une intervention