‹ Histoire des LagidesChapitre 212 sur 258 · Strab., XVII, p · texte numérisé non relu

Strab., XVII, p

3. Justin., XXX, 2. S. Jérôme rassemble ici, dans une phrase redondante et vague, des faits ou plutôt des aperçus d'exactitude approximative qui s'appliquent au règne entier de Philopator. Tantae enim dissolutionis et sitperbiae Agathocles fuit^ ut et subditae pHus Aegypto provinciae rebellarent (?) ipsa quoque Aegyptus seditionibus vexaretur (Hieron., In Dan., xi, 13).

4. Justin., XXX, 1, 7; 2, 1-6. Justin n'a nul souci de la chronologie, et on peut juger de l'exactitude dont il est coutumier par le fait qu'il appelle Arsinoé Eurydice {occisa Eurydice^ uxore eademque sorore sua).

MORT DU ROI Et DE LA REINE 333

ce récit se trouve confirmé dans l'ensemble, rectifié sur certains points de détail par d'autres textes, qui ajoutent encore à rhorreur de cette tragédie de harem. Suivant un chroniqueur byzantin, c'est seulement après la mort de Philopator que la reine Arsinoé, déjà répudiée et probablement emprisonnée dans le palais, fut mise à mort par Agathoclia « usant de ruse * ». L'autorité du moine Jean d'Antioche est assez mince; mais il a pu consulter de bonnes sources, et son assertion s'accorde beaucoup mieux que le système de Justin avec un texte de Polybe retrouvé dans les manuscrits de l'Escurial *. Polybe décrit l'intronisation du jeune Ptolémée Épiphane, précédée de la notification officielle, faite au peuple par Sosibios et Agathocle, du décès du roi Philopator et de la reine Arsinoé.

Effrayés de leur responsabilité et jugeant le moment venu de proclamer le nouveau roi, les gouvernants durent répandre le bruit que Ptolémée venait de mourir et qu'on allait procéder à l'installation de son successeur. « Trois ou quatre jours après, ayant fait élever une estrade dans le grand péristyle de la cour, ils convoquèrent les hypaspistes et la domesticité, en même temps que les commandants de rinfanterie et de la cavalerie. Tout ce monde étant rassemblé, Agathocle et Sosibios montèrent sur l'estrade. Ils commencèrent par confirmer la mort du roi et celle de la reine et enjoignirent un deuil public, suivant la mode du pays; après quoi, posant le diadème sur la tête de l'enfant, ils le proclamèrent roi et donnèrent lecture d'un testament fabriqué ' où il était écrit que le roi institue, comme tuteurs de l'enfant,

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