‹ Histoire des LagidesChapitre 213 sur 258 · Jo. Antioch., fr. 54 = FHG., IV, p · texte numérisé non relu

Jo. Antioch., fr. 54 = FHG., IV, p

2. Fragment publié pour la première fois en 1848 par Feder {Exe. Escor.^ p. 1-8), par G. Mûlier, dans le tome II des FHG,, p. xxvii-xxx, et inaéré dans les éditions de Polybe (XV, 25 a Dindorf = 25 Hultsch).

3. Il est probable que le testament était apocryphe : mais il faut se souvenir que Polybe écrivait à Rome, où Ton prétendait que Philopator avait remis aux Romains la tutelle de son fils {pupilli postremis patins precibus fidei suae traditx. Justin., XXXI, 1, 2] et où l*on eût peut-être été embarrassé de montrer cet autre testament.

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Agathocle et Sosibios. Enfin, ils exhortèrent les officiers à se montrer loyaux sujets et à protéger le droit de l'enfant. Là-dessus, ils apportèrent deux urnes d'argent, disant que l'une contenait les ossements du roi, l'autre, ceux d'Arsinoé. En effet, l'une renfermait véritablement les ossements du roi ; mais l'autre était pleine d'aromates. Cela fait, ils ordonnèrent aussitôt les funérailles. C'est à cette occasion que se découvrit à tous les yeux ce qui concernait Arsinoé. Sa mort une fois révélée, on s'enquérait de la façon dont elle avait péri. Comme aucune explication n'en était donnée et que la vérité s'ébruitait, bien que controversée encore, lé fait réel se grava dans l'esprit de chacun. Aussi la foule était-elle dans une agitation extrême . Du roi, personne ne soufflait mot ; mais, à propos d'Arsinoé, les uns rappelaient son délaissement (opçav(av) ; les autres, les outrages et indignités dont elle avait été abreuvée dès le commencement de son existence terminée par une fin si misérable. La stupeur et la tristesse étaient telles que la ville était remplie de sanglots, de larmes, de lamentations sans fin, qui, à bien réfléchir, ne témoignaient pas tant la sympathie du peuple pour Arsinoé que sa haine pour Agathocle » .

Il reste, dans ce drame esquissé par Polybe, bien des points obscurs. Les Alexandrins, qui se souciaient peu de savoir si le roi était mort de mort naturelle, ont-ils appris alors que la malheureuse Arsinoé avait été assassinée par un certain Philammon * ? Puisque les indiscrétions allaient leur train et que «t la vérité s'ébruitait », se doutaient-ils déjà que les restes d'Arsinoé n'étaient pas dans son urne, et le fait fut-il tout de suite constaté? Polybe, qui tient le fait pour certain^ ne juge pas à propos de nous expliquer ce qu'était devenu le corps de la reine. L'avait-on fait disparaître pour cacher les traces laissées sur le cadavre par le poignard^ le lacet ou le poison? Quelle étrange façon d'ap-

1. Polyb., XV, 25a , 9 (*tXijx|jLOva xàv éi:iaTdfvTa xy xf^ç 'Apaiv^T^ç çdvcj)).

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