‹ Histoire des LagidesChapitre 216 sur 258 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

un monarque aussi complaisant. Aussi avaient-ils pris leurs précautions en faisant associer au trône, dès le berceau, l'enfant qui en devait hériter * . Ils avaient assuré ainsi la transmission du pouvoir, en prévision d'une éventualité qui, quoique prévue, dut les surprendre et leur causer de graves soucis. Le roi mort, ils prirent le temps d'aviser '. Le danger pour eux était grand. Arsinoé allait être en droit de réclamer la tutelle de son fils et la régence, et sa résignation n'irait sans doute pas jusqu'à laisser le pouvoir aux mains de ceux qui l'avaient torturée. De là, l'idée de fabriquer un testament qui adjugeait la régence à « Agathocle et Sosibios ». Mais le plus sûr était encore de faire disparaître la reine. La question fut agitée et on dut hésiter quelque temps sur la façon de procéder, car une indiscrétion se produisit qui aurait pu faire avorter le complet. Des « écritures » (YpifJi- (itaTa), dit Polybe, — une lettre peut-être adressée à Philammon — concernant la suppression d' Arsinoé tombèrent aux mains d'un certain Dinon. Il aurait pu « dénoncer la chose et sauver la reine » ' ; mais, au lieu de se faire le dénonciateur de Philammon, il l'aida à consommer le meurtre. On ne saura jamais quand et comment la malheureuse Arsinoé fut mise à mort * ; mais tout indique qu'il faut déchaîner de

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