Li?., XXXIII, 41. Appian., Syr
2. Liv., XXXIII, 49. Appien met la rencontre à Tannée précédente. Hannibal put juger par lui-même de la sottise de tous ces Grecs en écoutant une leçon sur Tart de la guerre, à lui faite par le péripatéticien Phormion (Cic, De Ora/., 11,18).
de leur stature * ». En somme, il fit tout ce qu'il fallait pour provoquer les Romains, sans rien ajouter à sa propre puissance. Au retour (194), il envoya d'Éphèse à Rome une ambassade * qui allait sans doute constater Teffet d'intimidation produit sur le Sénat, discuter les exigences et reproduire les objections formulées à Lysimachia, en tout cas, traîner les négociations en longueur, pendant qu'Antiochos achèverait ses préparatifs.
Il s'agissait pour lui de se procurer des alliances, et surtout de s'emparer sinon de l'Egypte, au moins de son gouvernement, de façon à enlever aux Romains un point d'appui de leur politique en Orient. Le moyen le plus commode, le plus banal pour ainsi dire à l'époque hellénistique, de contracter des alliances entre souverains, Antiochos l'avait sous la main. Ses quatre filles lui fournissaient la matière d'autant de combinaisons matrimoniales. Il avait assuré sa propre succession en mariant son fils aîné, déjà associé au trône ', avec sa fille Laodice (196/5); mais il lui en restait trois disponibles, et il y avait aux environs trois jeunes monarques à pourvoir. Le plan auquel il s'arrêta définitivement fut de proposer sa fille Gléopâtre à Ptolémée Épiphane, qui, n'ayant pas de sœur à épouser, ne pouvait suivre l'usage traditionnel des Lagides. La suivante, Antiochis, fut destinée à Ariarathe de Gappadoce, et la dernière, dont nous ne connaissons pas le nom, à Eumène II de Pergame, qui venait de succéder (197) à son père Attale I" Soter. Cette dernière combinaison n'aboutit pas, car Eumène refusa prudemment l'honneur