Diod., XXVllI
3. Polyb., XVIII, 38 (55 Dindorf), 7. Polybe ajoute que le successeur de Polycrate à Cypre, Ptolémée fi!s d'Agésarchos, « s'acquit à peu près la même réputation en vieillissant ». C'est ce Ptolémée qui écrivit Thistoire du règne de Philopator (ci-dessus, pp. 246, 3. 325, 1,.
390 CHAP. IX. — PTOLÉMÉB V ÉPIPHÂNE
C'est Polycrate, à n'en pas douter, qui dirigeait la diplomatie égyptienne durant la guerre à laquelle, après bien des hésitations, des pourparlers, des velléités abandonnées et reprises, Antiochos s'était enfin décidé. Comme toujours, le roi avait été dupe de sa vanité, caressée par les flagorneries des Étoliens et rassurée par leurs rodomontades. Il croyait n'avoir qu'à mettre le pied en Grèce pour voir les Hellènes se lever contre les Romains et Philippe de Macédoine saisir l'occasion qu'il lui offrait de prendre sa revanche. Aussi crutil n'avoir pas besoin de faire de grands préparatifs. C'est avec ces illusions et une armée tout à fait insuffisante * qu'il avait débarqué sur la côte de Thessalie pendant l'hiver de 192/1. Il ne fut pas détrompé tout de suite. Il ne Tétait pas encore quand il s'oubliait à Chalcis dans des amours de quinquagénaire, couronnés par un mariage. Mais, le printemps venu (191), les mécomptes se précipitent. Avant qu'il n'eût croisé le fer avec les Romains, ses alliés en expectative, les rois de Macédoine et d'Egypte, avaient envoyé à Rome pour offrir au Sénat leur concours. « Vers le même temps (mai 191), des ambassadeurs venant de la part de Philippe et de Ptolémée arrivèrent à Rome. Philippe promettait pour la guerre des secours, de l'argent et du blé. Ptolémée envoyait jusqu'à mille livres d'or et vingt mille livres d'argent. On n'accepta rien ; des remerciements furent adressés aux rois. Comme l'un et l'autre promettaient de conduire toutes leurs troupes en Étolie et de prendre part à la guerre, on en dispensa Ptolémée. Quant à Philippe, on répondit à ses envoyés que le Sénat et le peuple romain lui sauraient gré de prêter assistance au consul M'. Acilius * ». Philippe se vengeait à sa façon de l'allié qui l'avait sottement abandonné
1. Decem milia pedilum fuere et quingenti équités^ sex elephanlif vix ad Graeciam nudam occupandam satis copiarum (Llv., XXXV, 43). Il n'y a que de la rhétorique dans l'anecdote qui suppose Antiochos montrant à Hannibal sa nombreuse armée, superbement équipée, et Hannibal disant avec mépris : plane salis esse credo Romanis haec, et si avarissimi sunt (Macr., Sa/., II, 2, 1-3).