‹ Histoire des LagidesChapitre 26 sur 258 · ATymcTOc SoptxTT^To; dans Diodore( XVIII · texte numérisé non relu

ATymcTOc SoptxTT^To; dans Diodore( XVIII

4. Plut., Alex.^ 38. Athen., XIII, p. 576 d-e. Letronne pense que Thaïs (= Ta-Isis) était de naissance égyptienne. Un ancien eût vu là un omen. Athénée appelle cette union un mariage. En tout cas, Ptolémée fut un bon père pour les enfants qu'il eut de Thaïs : deux flls, Léontiscos (cf. Justin., XV,

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temps et ne craignait pas de cumuler les mariages politiques avec les choix de son cœur. En fait de mariage politique^ il ne se préoccupait que du présent. Il ne songea pas, alors ni plus tard, à fonder une dynastie pharaonique ; sans quoi il eût cherché en Egypte une femme de race royale, s'il en restait encore, qui eût servi de soudure entre les Pharaons et les Lagides. Le procédé était de tradition en Egypte. Alexandre Pavait appliqué en Asie, le jour où il avait épousé Statira, la fille de Darius, et c'est aussi pour se ménager des droits à la succession d'Alexandre que Perdiccas avait voulu épouser en dernier lieu la sœur germaine du conquérant.

Ptolémée dut se louer de sa prudence : tout allait pour lui à souhait, et la tentative de Perdiccas n'avait fait que transformer son investiture révocable en droit de conquête définitif. Cependant le traité de Triparadisos dut lui laisser une inquiétude : Perdiccas était abattu et remplacé par un vieillard qui aspirait au repos; mais, précisément afin de jouir en paix de ses possessions d'Europe, Antipater s'était déchargé sur Antigène du soin de réduire à merci le parti de Perdiccas. Ce parti avait pour chef Eumëne^ qui venait d'affirmer aux dépens des coalisés ses hautes aptitudes militaires, et, pour abattre un tel adversaire, Antigone avait besoin de pouvoirs proportionnés à sa tâche. A ses provinces de Grande-Phrygie, Lycie, Lycaonie et Pamphylie, Antigone joignit désormais le titre de « stratège autocrate, surveillant de l'Asie entière », et le commandement en chef des troupes de l'empire. Or Antigone, quoique ayant dépassé alors la soixantaine, était actif,

2, 7) et Lagos (ou un seul, si on corrige le texte d'Athénée en Acovtîvxov <TÔv> xal Aiyov), et une fille, Irène, qu'il maria au roi cypriote Eunostos do Soles (cf. Aelian.y Var, HisL, XII, 16). Eunostos dut être un favori de son beau-pére, car son nom — un nom de bon augure — fut donné au port occidental d'Alexandrie. Léontiscos, pris à la bataille de Salamine en 306 (ci-après), fut racheté par son père. On ignore de quelles femmes Ptolémée eut les bâtards (?) qui figurent dans les affaires de sa succession, Méléagre, Argaeos et Philotera.

28 CHAP. II. — PTOLÉMÉE SATRAPE ; d'ÉGYPTB

ambitieux, dépourvu de scrupules et tout prêt à reprendre pour son compté la suite des plans de Perdiccas. Il y avait là pour l'avenir un danger. qui pouvait atteindre quelque jour Ptolémée lui-mèine et lui faire regretter peut-être de s'être désintéressé trop tôt des destinées de l'empire d'Alexandre, ou de n'avoir pas franchement demandé, à Triparadisos, la Syrie, qu'il était décidé à prendre.

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