‹ Histoire des LagidesChapitre 71 sur 258 · SaveoxÔHiaç nxoXfijjLaîoç (Theocr., XVII · texte numérisé non relu

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4. On peut juger, ce semble, de ce qu'ils dirent par ce qu'écrivirent plus tard les poètes de cour. Ceux-ci répètent que Philadelphe ressemble à son père, au moral (ô 8' eljitat fiOca iwiTpô;. Callim., In Jov,^ 170 : icaiTpl soixwç,

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96 CHAP. III. — PTOLÉMÉB l"*" 80TER ROI d'ÉGYPTE

Ptolémée se laissa aisément persuader qu'il avait à choisir entre la brutalité et rintelligence, entre le vice et la vertu ; qu'il devait assurer à ses peuples un maître clément, aux lettrés et savants de sa cour un protecteur éclairé. Des scrupules, il en eut sans doute, ne fût-ce qu'en songeant à l'accueil que feraient peut-être les Macédoniens à un renversement de l'ordre de succession établi par les coutumes dynastiques. A supposer que le fils de Bérénice ne fût point considéré comme bâtard, il n'en restait pas moins que le fils d'Eurydice était l'aîné et de légitimité incontestable. Il élait même de race plus royale par sa mère, qui était la sœur du roi Cassandre, tandis qu'on n'avait sans doute pas encore découvert la généalogie royale de Bérénice *.

Il se trouva quelqu'un pour faire valoir, au risque de déplaire, des considérations de ce genre : ce fut Démétrios de Phalère, l'ex-gouverneur d'Athènes, devenu un des familiers de Ptolémée *. D'après une version recueillie par Héraclide dit Lembos, Démétrios aurait, d'une manière générale, déconseillé à Ptolémée d'abdiquer ou de s'associer un corégent, en disant : « Ce que tu donneras à un autre, tu ne l'auras plus ^ ». Mais le point important était de savoir qui serait l'associé et le successeur. La disgrâce qui frappa Démétrios sous le règne suivant ne permet guère de douter

Theocr., XVII, 63), tandis qu'Eurydice (î), comme l'insinue Tliéocrite, a des T^xva 6' oOicot' ioDMj-ca itaxpi. Cf. ci-après, p. 97, 3.

1. Ceci pouvait être d'importance au point de vue du droit égyptien, qui attachait la légitimité à la descendance par les femmes. Strack (op. ciL, p. 94), adoptant une idée lancée par Mahaffy, pense qu'en Egypte les porphyrogénètes étaient seuls aptes à succéder, à l'exclusion des enfants nés avant que leur père ne fût roi. C'est la raison pour laquelle (p. 192) il place la naissance de Philadelphe après 306 (ci-dessus, p. 61, 2). A défaut de cette date, Mahaffy sauve sa théorie en affirmant que Ptolémée fut roi, pour les Égyptiens, à partir de la mort du roi Alexandre (311). Cela doit être vrai; mais la théorie reste hypothétique, comme la proposition connexe, également approuvée par Strack : « it was not the habit of Ptolemaic crown princes to get m married before they succeeded to their throne » (MahafiTy, Empire^ p. 491. Cf V Introduction des Revenue Laws [1896], p. xxv, 2).

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