‹ Histoire des LagidesChapitre 73 sur 258 · Arrian., II · texte numérisé non relu

Arrian., II

3. Theocr., XVII, 43-44 ('A9'z6^u Si ytrMxixài; hC àXKoxpit^ v6(k ai^, l 'Prf- 6ioii Si Y^oii, T^va 8' o&rot' ioixôxa icarpC. De toutes les conjectures proposées, celle de 0. Hempel (QuaesL Theocriteae. Riliae, 1881) me paraît la plus vraisemblable. L'ioxopyoc vuvvi aux « couches faciles i» n'est ni la première femme

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98 CHAP. m. — PTOLÉBCÉE l" SOTER ROI d'ÉGYPTE

exemple sur les dieux? Kronos n' était-il pas le dernier né des Ouranides, et Zeus le plus jeune des Kronides? La dignité des rois, surtout de ceux qui sont montés tard à ce haut rang, s'élève et s'aflBne avec le temps; plus royal et plus divin est le sang qui coule dans les veines de leurs derniers rejetons. Quelques années plus tard, dans une cantate officielle, le poète de cour Gallimaque aura soin de célébrer la supériorité de Zeus — père, protecteur et modèle des rois — sur ses aînés, qui ont modestement reconnu sa prééminence '. L'exemple de Zeus, précédé de celui de Kronos et Rhéa *, servira aussi à justifier les mariages entre frère et sœur, dont les Lagides allaient faire une coutume dynastique. Sans exagérer Tinfluence de pareilles suggestions ni affirmer qu'elles aient été essayées à Tétat de raisonnements, il est permis de penser que la littérature alexandrine, faite de mythologie frelatée et de morale facile, a commencé par corrompre le premier de ses protecteurs .

Il faut reconnaître que, sa résolution une fois prise, Ptolémée retrouva toute sa clairvoyance pour en assurer Texécution. Pour que la transmission du pouvoir se fît sans secousse, il voulut y présider lui-même et voir son fils régner sous ses yeux. Si Ton en croit Justin ', il ne se coude Philadelphe, Arsinoé I (conjecture de Bûcheler [Rh, Mus,, 1875, p. 35], reprise en dernier lieu par H. von Prott [ib. 1898, p. 469]), ni la femme de Magas, Apama (conjecture de Droysen), mais bien Eurydice, la mère du prince dépossédé de son droit d'atnesse. C'est Philadelphe seul qui est icaxpl coixoSc L'allusion, couramment acceptée depuis Droysen, est récusée par Vahlen {SB. der Berl, Akad,, 1888, p. 1377-8), qui n'y veut voir qu'un aphorisme général.

1. CalUmach., ïn Jovem, 58 sqq. Il eût été dangereux de discréditer absolument le droit d'atnesse : aussi le poète Tadmet, en constatant l'exception. Les frères de Zeus ne lui disputent pas le ciel, itpotzptiyevisç irsp id/ts;. L'allusion peut être un blâme rétrospectif à l'adresse des frères de Philadelphe ou un avertissement. Théocrite, après avoir disqualifié les enfants d'Eurydice, affirme le droit d'atnesse dans la descendance légitime : ô 6' ^oyoç ôv xs çtXiaiQ I yeivôjjLevov xi icpÔTa (XVIÏ, 74-75), sans faire la moindre allusion à la théorie des porphyrogénètes (ci-dessus, pp. 61, 2. 96, 1), théorie ignorée des Alexandrins et des historiens anciens.

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