‹ Histoire des LagidesChapitre 93 sur 258 · GHÂP. IV. — LE GODVERNE&IENT DE PTOLÉMÉE 1*' SOTER · texte numérisé non relu

GHÂP. IV. — LE GODVERNE&IENT DE PTOLÉMÉE 1*' SOTER

chos, fils de Séleucos Nicator, sans avoir fait autre chose que deviner Tamour du jeune prince pour sa belle-mère Stratonice, et, ce qui fut peut-être plus difficile, décider Séleucos à satisfaire la passion de son fils. Il vint fonder à Alexandrie Técole de médecine qui se perpétua depuis sous son nom, stimulée et tenue en haleine parla concurrence de Técole rivale, celle des empiriques, groupés autour du non moins célèbre Hérophile, également praticien, professeur, et écrivain fécond. Hérophile passait pour le plus habile anatomiste du temps; il fut, assure-t-on, le premier qui, bravant les préjugés religieux, osa disséquer des cadavres humains. Il put être guidé, dans ses premières recherches, par les traditions des embaumeurs égyptiens : il fut certainement encouragé par la faveur royale et défendu contre les protestations de Topinion publique, qui Taccusait même de pratiquer des vivisections sur des criminels *. C'étaient les exécuteurs des hautes œuvres qui fournissaient des sujets au scalpel du savant.

A côté de ces rénovateurs de la médecine, qui suivaient à leur façon le mot d'ordre donné par ^crate, et, cherchant dans le cerveau l'attache de l'âme, se promettaient de connaître enfin l'homme tout entier, d'autres marchaient à la conquête de ces vastes espaces célestes vers lesquels la nouvelle philosophie ne voulait plus lever les yeux V Nous ne connaissons guère d'Aristyllos et de Timocharès que leurs noms : nous savons pourtant que leurs observations sur les positions des étoiles et des planètes furent utilisées par Hipparque, qui leur dut sa découverte de la précession des équinoxes. Celles de Timocharès embrassaient une période allant de 293 à 272 avant notre ère. Elles avaient donc commencé sous le règne de Ptolémée Soter. Peut-être le vieux roi a-tril été aussi témoin des premiers débuts de l'illustre

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