‹ Histoire des lettres, cour de littératures comparéesChapitre 12 sur 19 · PROVERBES · texte numérisé non relu

PROVERBES

Cfist un recueil de sentences ; U |Muratt que les peuples anciens aimaient beaucoup pe genre de compositions. Elles se gravaient facilement dans Tesprit des enfants. On les inscrivait dans lei; appartements , et elles enseignaient ainsi la science de la vie.

Les Proverbes embrassent toutes les parties de la morale j ils cherchent à nous prémunir contre les passions qui nous assiègent. Depuis la politique la plus élevée jusqu'aux conseils les plus minutieux sur r économie domestique, ils parcourent l'échelle entière de la vie humaine.

Toutefois, ce livre , lu de suite, serait fatigant ; Pesprit ne saurait suivre toutes ces phrases coupées, et souvent sans liaison avec celles qui précèdent^ Mais sa teoture e»t très profits^ble, quand de temps en temps on en étudie quelques pages, Oavrons au basard :

La patience est une grwde aagesaei rbomme «ttperté ppoeltflie aa loUe,

pRprimçr ]e pauvre, fi'e?t putr^iger celui qui Ta créé ; c'est honorer le Seigneur que d'avoir pitié du malheureux.

268 ' HISTÔIBB DS8 LBfT&BS

La santé du cœur est la vie du corps ; Tenyie ronge les os.

Une douce réponse apaise la colère ; une parole dure provoque la fureur.

Possédez la sagesse, car elle vaut mieux que Targent.

Un peu de pain avec la paix vaut mieux que le

festin des sacrifices avec des querelles.

Uhomme patient vaut mieux que le plus grand capitaine, et celui qui domine son cœur vaut mieux que celui qui prend des villes.

Le malheur ne s'éloignera jamais de la maison /de celui qui rend le mal pour le bien.

Celui qui trouve une femme vertueuse a trouvé un grand bien et a obtenu la faveur du Seigneur.

Un nom pur vaut mieux qu'une grande opulence.

âVANI LB ghrishanisiib, 269

A qui les désirs effrénés ? à qui Temportement? à qui les débats? à qui le désordre et les blessures sans motifs? à qui Fœil enflammé?

 ceux qui s^arrètent dans les festins et qui mettent leur étude à vider' les coupes pleines.

Celui qui hait se déguise par ses paroles ; mais au fond de son âme il récèle un instrument de mort*

L'œil qui insulte à son père, et qui méprise Tenfantement de sa mère, sera arraché par les corbeaux des torrents et dévoré par le fils de Taigle.

Page 1