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MAREE DE FRANCE

AN VAL » Un chevalier pauvre et dédaigné de tous, Lanval, est

aimé, pour sa prouesse et sa courtoisie, par une fée, la plus belle des créatures. Pour jouir en paix de son bonheur, qui lui assure aussi la richesse, il lui suffit de ne jamais le révéler. Mais un jour la reine Guenièvre le requiert d'amour. Indigné, il laisse échapper son secret : « Celle que j'aime est telle que vous ne valez pas la moindre de ses servantes. » Aussitôt il est puni : la fée ne répond plus, comme jadis, à ses appels. La reine, renversant les rôles, l'accuse d'avoir voulu la séduire et répète l'insultant propos. Cité devant le tribunal du roi, il est sommé de faire com-

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