‹ Histoire des lettresChapitre 169 sur 206 · CHARLES VI ENFANT · texte numérisé non relu

CHARLES VI ENFANT

« TT 'APPARITION II y a plus de fantaisie, plus d'amertume aussi,

J^^ DE JEAN DE MEUNG » jj^ns ce petit livrc du moine provençal Honoré Bonet, alors résidant à Paris (1398). C'est un dialogue (en vers, avec quelques morceaux en prose) engagé, dans le jardin et sous la présidence du grand satirique, entre un Juif et un Sarrasin : tels Rica et Usbek dans les Lettres persanes, ils soumettent la société de leur temps à de justes critiques, mollement réfutées par un dominicain plus préoccupé des affaires de son ordre que des grands intérêts de la chrétienté.

ŒUVRES Les trente années qui suivirent comptent parmi les plus

POLITIQUES tristes de notre histoire. On ne s'en douterait guère, nous l'avons vu, en parcourant les productions poétiques de cette époque. Nous éprouvons donc un véritable soulagement en constatant que les auteurs mêmes de ces fades élucubrations n'ont pas été insensibles aux maux de la patrie, qu'ils ont souvent décrits et déplorés dans leurs œuvres en prose.

En 1405, alors que la rivalité entre les ducs d'Orléans et de Bourgogne apparaissait comme une évidente menace de guerre civile, Qiristine de Pisan exhortait

Isabeau de Bavière à mettre fin « à la désolation et misère du bon peuple de Paris » en se faisant

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