André Lefèvre
2. Dans VIliade, remarque Louis Ménard, les Troyens ne sont désignés que par un trait de mœurs : la polygamie du roi Priam. Cette observation ne met pas en cause, d'ailleurs, la grande exactitude des descriptions géographiques d Homère, qu ont prouvée jusqu'à l'évidence les plus récents travaux de l'érudition moderne. (Voir les travaux de Schliemann, d'Evans, et en particulier les Phéniciens et l'Odyssée, par Victor Bérard, 2 vol., 1903).
gvpte, de très anciennes peintures furent tracées, qui représentaient les types dhumanilé connus du peuple des Pharaons. Les contemporains de ces vieilles dynasties avaient pu comparer entre eux, sous l'expression déjà caractéristique des traits et de la couleur : TEgyptien désigné comme l'homme par excellence, l'Asiatique et l'Européen. Les fils élus de la Grèce antique n'avaient pas étendu si loin leur curiosité. Ils n'étaient pas sans savoir que plusieurs peuples étrangers jouissaient d'une civilisation beaucoup plus ancienne que la leur, mais l'essor même ou l'esprit de cette civilisation, ils dédaignèrent de le suivre du regard ou de la pensée ^ Ils ne voyaient en la Perse qu'un confus mélange chaldéen, fait de gloire et de honte, de science ou de corruption. Ils ne sondèrent jamais les profondeurs de VAi^esta, simple recueil de prières, pourtant, et qui n'aura été que le débris d'un immense naufrage. Ils avaient totalement oublié quelles affinités de races, de traditions et d'œuvres, quelle identité des conceptions et des habitudes intellectuelles les rattachaient à la souche aryenne En vain Homère leur avait-il parlé de Thèbes, la capitale des Tontines et des Ramsès; conduit, en VOdijsséey INlénélas et Ulysse sur les plages du Delta. L'Egypte s'était eff'acée de leur horizon, dès les IX® et Yiii® siècles". Glorieusement ils feignaient de juger inutile le reste du monde. Ils n'avaient qu'une épitliète, celle de « barbares », pour tous ceux que n'enfermait point leur portion de ciel ou