‹ Histoire des littératures comparéesChapitre 3 sur 82 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

anglaise dans les Indes, le contact avec Tactivité européenne au Japon et sur le seuil entr'ouvert de la Chine ?

Et si, comme autrefois, ce monde oriental se mettait en marche, aidé de tous les engins de la science qu'il s'est dès aujourd'hui appropriés; s'il cédait à la brutalité des appétits qui, jadis, précipita ses hordes, qu'adviendrait-il du coin de terre sur lequel reposent les fondements de la civilisation moderne? L'Orient se laisserat-il progressivement gagner à nos idées? Après en avoir compris et goûté le bienfait, voudrat-il seulement en retenir le profit, et, invoquant à son tour la doctrine de Monroë, rejeter hors de son sein la colonisation européenne, pour rendre l'Asie aux Asiatiques ? Dans quelle mesure les intérêts, qui sont aussi des agents de civilisation, concourront-ils à opérer pacifiquement cette reprise de possession, qui semble inévitable ?

Nous connaissons la civilisation gréco-latine par riiistoire et par tout ce qu'elle a laissé de semences fécondes. Nous jouissons de la civilisation européenne, telle qu'elle s'est établie dans ce qu'on appelait jadis, pour les distinguer l'un de l'autre, — mais cette distinction n'existe plus aujourd'hui, — l'ancien et le nouveau monde. Connaîtrons-nous la civilisation universelle, fondée sur le respect mutuel des

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