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CHAPITRE XVII

DIX-NEUVIÈME SIÈCLE

Vhisioire : Botta. — Micali. — Coletta. — - Papi. — César Cantb. — Troya. — Balbo. — Amari. — Capponi. — Lita. — Capecelatro. — Tostî. — Yanucd. — Farini. — Ranalli. — Romanin. — Yillari. — Rieotti. — La Lumia. — Giudid. — Yillarena. — Montanellî. — La phUotopMe : Rosmini. — Giobertl. — Mamiani. — Franchi. — Spa- Tento. — Vera. — Luciani. — Polygraphie, éloquence, critique : Breadani. — Segneri. — Barbieri. ^ Ventura. — Giudici. — Ranalli. — De Sanetis. — Ferez. — Le roman : Cantù. — Tommaseo. — Que» nazi. — Massimo d^AzegUo. — Carcano. — Bersezio. — Gherardi del Testa. -^ Tigri.

L'histoire, traitée avec éclat par Muratori à la fin du dix-huitième siècle, continua de produire de bons et solides travaux. Charles Botta (1766-1837), que les premiers événements de la Révolution avaient forcé de s'expatrier, resta longtemps au service de la France, d'abord comme médecin militaire, puis comme membre du Corps législatif, quand le Piémont, sa patrie, fut réuni à la France. Après la chute de TEmpire, il devint recteur de l'académie de Rouen, puis de celle de Nancy, pour èlre destitué quelques années après. Son premier ouvrage fut V Histoire de la guerre imdépenâance des États-Unis, qui ne manque pas de valeur, quoique l'auteur fût privé de bien dès secours et des documents mis au jour depuis. C'est dans sa retraite, depuis 1822, qu'il put achever et publier son Histoire ^lidie de 1789 à 1815, récit intéressant, mais dont les* Yues sont courtes et manquent d'ensemble. Sa Continuation

Si6 LITTÉRATURE ITALIENNE.

de t Histoire et Italie de Gvkhardin, en dix volumes, est aussi jugée sévèrement par la critique moderne, qui lui reproche le défaut de proportion, d*unité et d'exactitude. Botta a des pages éloquentes et pathétiques, mais il recherche trop l'effet pittoresque, il court après Tépisode et Tanecdote, et son style manque de la simplicité qui convient à l'histoire.

Micali (1780-1844) l'emporta sur Botta au concours florentin du prix décennal en 1810 : les juges de la Grusca couronnèrent son Italie aoatU la domination des Romains, tandis que Y Histoire de ^Indépendance américaine n'obtenait qu'une mention honorable. Si une érudition plus complète a fait trouver dans cet ouvrage quelques erreurs et des parties défectueuses, il n'en reste pas moins conune un véritable monument national, un répertoire curieux de recherches précieuses sur les origines italiennes, et l'on comprend la réputation qu'il fit à son auteur ; le style en est nerveux et rapide, et il porte l'empreinte d'un patriotisme aussi vif qu'éclairé.

Goletta (1773-1831) a écrit au point de vue libéral rj7tftoire du royaume de Naples depuis l'intronisation des Bourbons en 1734 jusqu'à nos jours. Ancien général du roi Murât, il fut proscrit en 1821 comme trop sympathique au mouvement révolutionnaire de cette époque. II parait que son ouvrage, au moins dans la première moitié, fut re>ii et retouché par son ami Giordani ; mais cela n'enlève rien au mérite de sa composition, remarquable par la fermeté de la pensée et la vigueur du style. Il mourut avant la publication de son livre et n'en put voir le succès.

C'est dans un autre esprit, et au point de vue royaliste, que sont écrits les Commentaires de la Révolution /rançmse par Lazzaro Papi : il n'en reste pas moins impartial, et

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