CHAPITRE VIL
SEIZIÈME SIÈCLE
Suite du théAtre. ^ École de Valence. -- Frandsco Tarrega. — Gnilbem de Castro : sa tragédie la Jeunesse du Cid, imitée par Corneille. — Lope de Yegpi : sa yie aventareuse; sa popularité à la suite de ses succès dramatiques; sa grande facilité de composition; sa prodigieuse fécondité ; défauts et qualités de son œuTre; ses Autos saerameiUaies. -. Origines de ce genre. — Le droit des pauvres à Madrid. — Organisation des théâtres : le parterre. — Caractère des Autos. — Montalyan.
Un fait digne d*étre emarqué dans Thistoire du tbéfttre espagnol, c'est que les meilleurs poètes dramatiques de cette époque appartiennent à la ville de Valence. Cette opulente cité, si remarquable par son beau ciel, son sol fertile, les charmes pittoresques et grandioses de son paysage, avait conservé, depuis les Arabes, le goât de la poésie et des arts. Elle fut des premières à cultiver le thé&lre, et Ton vit s'y former, au seizième siècle, rAcadëmie des Nocturnes, composée de quarante-cinq membres, dont plusieurs écrivirent pour le théâtre; les plus connus sontTarrega, Aguilar, loués par Cervantes, et Guilhem de Castro.
Le chanoine Francisco Tarrega a laissé dix pièces, fort peu régulières, entachées de bizarreries, mais contenant des passages qui dénotent une véritable inspiration. U plus belle a pour titre V Ennemie favorable; elle offre une peinture fidèle des mœurs espagnoles dans leur générosité chevaleresque. Une autre de ces pièces, la f^mdotion d$