‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 19 sur 300 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Tre de la puissance divine, de la souveraine sagesse et du premier amonr.

c Avant moi, rien ne fut créé qui ne soit étemel, et moi je dure éternellement. Laissez toute espérance, A vous qui entrez'. »

Encouragé par son guide, Dante le suit dans le séjour des supplices. L'Enfer, qu'il va parcourir avec tous ses degrés de cb&timents, est figuré comme un vaste c6ne •renversé, divisé en neuf cercles concentriques, et se terminant au centre de la terre. Les cercles se rétrécissent à mesure qu'on avance, et les tourments, variés selon les crimes , augmentent d'après leur gravité.

A l'entrée de l'Enrer sont les âmes qui n'ont eu ni vices ni vertus ; elles sont dédaignées de la miséricorde comme de la justice. Un grand fleuve se présente : c'est l'Achéron. Le vieux Charon passe dans sa barque les deux voyageurs d'un air menaçant. Dante ne craint pas d'employer les souvenirs mythologiques; il fait figurer ailleurs Minos, Cerbère, les Puries, les Harpies, cédant ainsi aux habitudes littéraires de son siècle.

Au delà de l'Achéron sont les limbes, où soupirent, sans souffrance et sans espoir, les âmes de ceux qui sont morts sans baptême. A côté sont placés les sages païens, les grands hommes , les héros de l'antiquité ; Dante fait une large place aux poètes, il montre Homère, le poëte souoêram, Horace , Ovide , Lucain , qui le saluent comme un frère, et Virgile leur sourit. Viennent ensuite Electre, Snée, César, Brutus qui chassa Tarquin, Lucrèce, Socrate, Platon, Diogène, Zenon, Cicéron, Sénèque, Hippo-

Per me si th nella città dolente...

Lasciate ogoi speranza, Toi che' ntrate.

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