‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 190 sur 300 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

qualités originales» la fécondité prodigieuse , la richesse d'intention y Tart de nouer Tintrigue, de combiner les effets y de multiplier les ressorts, il faut aussi en relever les défauts ; il pèche par Texcès de facilité , l'exubérance de l'imagination, la rapidité du travail; il lui manque l'étude» la réflexion, l'art patient qui concentre la force pour la régulariser et perfectionner son œuvre. Les auteurs espagnols étaient des prodigues, qui jetaient sans compter les trésors de leur verve et laissaient leurs pièces s'en aller à l'aventure du courant populaire ; on trouve des recueils entiers, sans noms d'auteur, sous le titre de conudias varias; les ramassait qui voulait ; beaucoup ont péri par oubli ou indifférence , et ce qui reste nous étonne encore par le nombre. Les auteurs suivaient trop l'impulsion du moment, l'avide curiosité de la foule; ils songeaient à l'amuser plutôt qu'à élaborer lentement un chef-d'œuvre. Aussi, ce qui manque le plus au théâtre espagnol, c'est la correction, la justesse, la conduite, la grande loi de l'unité, l'art d'approfondir un sujet, d'en ménager toutes les ressources dramatiques , d'en combiner tous les éléments, pour arriver à cette perfection idéale qui est le rayonnement du génie.

m. Si

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