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CHAPITRE IX

DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Poésie lyrique. — Les deux frères d'Argeosola, Léonard et Barthélémy.

— Francisco de Rioja. — Décadence de la littérature espagnole, suite de la décadence de la nation. — Le concqi>tUme et le gonfforisme. — Alonso de Ledesma. — Gongora et VesHlo culto, correspondant au marinisme italieo, à Veuphuisme anglais, aux Précieuses en France.

— Gracian et sa théorie du adtisme, — Espinosa. — Borja. — Qne- Tedo YiUegas : sa brillante éducation; ses succès et ses revers à la cour; ses poésies; ses traités de morale et de politique; ses romans.

— Manuel de Yillegas. — Rebolledo.

L'Espagne est moins riche en poésie lyrique qu'en poésie dramatique. Ce n'est pas qu'elle manque d'écrivains qui aient aspiré au titre de poètes ; on en pourrait trourer presque autant qu'en Italie ; mais faut-il donner ce nom à une multitude de rimeurs qui ont fait des odes , des sonnets, des stances, abusant de la facilité que leur donnait une langue musicale qui se pliait facilement au rbythme? Notre histoire doit se borner aux écrivains qui ont fait preuve d'un talent réel, sinon de génie, et dont l'imagination vive a su revêtir ses créations d'une forme élégante et pure. A ce titre, nous parlerons d'abord des deux frères Argensola, que l'on a surnommés ks Horaees de PEspagne.

L'atné, Lupercio-Léonard d'Argensola (1565-1613), remplit les fonctions de secrétaire auprès de l'impératrice Marie d'Autriche, retirée en Espagne après la mort de Maximilieu II, son époux ; U fut ensuite chambellan de l'archiduc

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