CHAPITRE X
LA PflOSE AU SEIZIÈME ET AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE.
L'histoire. — Ocampo et Morales. — Gomara et CastiUo. — Las Casas
— GarcOaso de la Vëga. — Zurita : ses Annales d'Aragon. — Garibay.
— Mariana : son li?re De rege; ses opinions hardies; son HUMn générale d'Espagne; mérite de cet ouvrage. — Mendoza. — Solis. ^ Moncade et Muntaner. — Melo : Histoire de la révolte de Catalogne,
— Commentaires de Charles-Quint. — Avila y Zaniga. — Mexia. — SandoTal. — Coloma. — Ferez de Hita. — Antonio Ferez : ses Mémoires; ses Lettres, — Éloquence et morale. — Gaevara. — Écrits mystiques de sainte Thérèse. — Louis de Grenade. — Le roman: son succès prolongé. — Genre picaresque. — Aleman : son Guzman d^AVarache. — Espinel : Obregon. — Lesage : usage qu'il fait dei sources espagnoles dans son Gil Blas.
Le grand courant poétique qui domine la littérature espagnole pendant le seizième et le dix-septième siècle nous a entraîné dans cette étude un peu loin de la prose, qui y occupe une place beaucoup moins importante, sauf pourtant le livre immortel de Cervantes, resté unique dans son genre. Quevedo , habile écrivain en prose comme en vers, nous sert de transition entre les deux formes littéraires.
Dans le genre historique, TEspagne rivalise avec l'Italie et devance la France, qui n'avait guère à cette époque que des Mémoires. G*est au règne de Gharles-Qulnt que se rattachent les meilleurs écrivains dans ce genre; sous Philippe n et ses successeurs, la pensée était trop étouHSe pour s'élever à cette indépendance qui est la condition même de la vérité.