‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 209 sur 300 · CHAPITRE ONZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIÈME

dition, qui continue celui de Mariana et réclaircit en plusieurs points importants. — L'érudition est moins solide dans YHistoire de la domination des Arabee en Espagne, par José Gonde (1763-1821); elle est entièrement puisée dans les historiens arabes ; on ne sait pourquoi Fauteur ne les a pas contrôlés par les historiens espagnols; c'est un défaut de critique qui donne à son récit de l'embarras , de l'obscurité, des contradictions, des méprises, et en diminue la valeur.

Au milieu de beaucoup d'autres travaux, essais, traités, mémoires, recherches d'une importance secondaire, que nous ne pouvons citer dans notre cadre un peu restreint , il faut signaler les ouvrages d'Antonio Capmany y Montpalau (1742-1813), secrétaire de l'Académie d'histoire de Madrid. Outre des recueils précieux et importants sur Barcelone, sa marine, son commerce, ses arts, ses coutumes maritimes, son Théâtre historique et critique de ^éloquence castillane, ouvrages qui font honneur au pays, il a composé une rhétorique nouvelle sous le titre de : Philosophie de t éloquence, où la question du langage, celle de l'ancien et du nouveau style, est discutée avec intérêt; Capmany penche pour le progrès, dût le vieux castillan en souffrir un peu; l'usage est un courant qui entraîne, quelque effort que l'on fasse pour y résister.

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