‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 210 sur 300 · CHAPITRE Xn · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xn

DlX-NEUVl&ME SIÈCLE.

Situation politique. — La poésie. — Quintana. — Gallego. — Martines de la Rosa. — Angel de Saayedra, duc de Rlyas. — José Espronoeda. — Zorilla. — Ramon de Campoamor. *— Veotun de la Yéga.

— Amador de los Rios. — Ruiz de Apodaca. — Gonzalès de Tajada.

— Miguel-Augustin Principe. — José Selgas. — Manuel Palacio. — Le théâtre. — Gil y Zarate. — Hartiembuch. — Breton de los Herreros.

— Rodriguei Rubi. — Gutierrez. — Tamago y Bans. — Mademoiselle de Avellaneda. — Lopez de Ayala. — Eguilaz. — Serra. — Olona. — Diaz. — Asquerino.

A la fin du dix-huitième siècle, TEspagne était bien déchue de sa grandeur passée. Charles III, esprit réfor* mateur, ennemi acharné des jésuites, n'avait réussi qu'imparfaitement & relever son peuple. Son successeur, le faible Charles lY , le laissa retomber dans un complet marasme. Une guerre avec la Convention lui enleva ce qui lui restait de Saint-Domingue, et, peu après, il perdit la Louisiane et la Trinité. Entraîné par la France à faire la guerre à TAngleterre , sa flotte subit avec la nôtre le désastre de Trafalgar . Napoléon , en imposant son alliance à l'Espagne, la lui faisait payer par un tribut annuel de soixante-douze millions ; pendant ce temps, l'Angleterre ruinait son commerce maritime. Aussi ne faut-il pas s'étonner que la cour d'Espagne, dirigée par un favori. Manuel Godoy, ait cherché à se soustraire à ce joug onéreux. Vainqueur à léna, Napoléon ne ménagea plus l'Espagne ; par ses ordres, Mu-

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