‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 219 sur 300 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

n*ont guère été contestés. La meilleure et la plus applaudie de ses pièces est le Tant pour cent, qui s'attaque à cette maladie morale de l'agiotage, dont TEspagne a ressenti les effets comme le reste de l'Europe ; c'est une comédie en trois actes et en vers qui flagellait avec verve et à-propos une actualité des mœurs publiques, en faisant appel aux sentiments de loyauté et d*honneur. Les applaudissements du public prouvèrent que l'auteur avait frappé juste. Citons encore deux autres bonnes pièces de cet"écrivain : YHomme d'État et le Toit de verre.

Arrivés aux limites de l'époque contemporaine, force nous est de borner notre étude aux noms des écrivains les plus en vue, et de négliger ceux qui n'ont pas encore donné toute la mesure de leurs forces. Parmi les pièces assez nombreuses d*EguiIaz (1833-1873), il en est une, la Croix du mariage, qui mérite la vogue dont elle jouit encore; les sentiments en sont vrais, sincères et peints avec une grande délicatesse de touche. — Narcisse Serra, dans sa courte carrière , que termina une longue et douloureuse maladie, a composé plusieurs comédies fort agréables et semées de bons traits d'esprit. — Olona s'est borné à un très-petit nombre de pièces, où l'on admire mi art habile dans la conduite de l'intrigue. — José-Maria Diaz s'est essayé à la fois dans la tragédie classique et dans le drame. — Enfin , Eusebio Asquerino n'a pas craint de faire, au nom de la morale et du devoir, la leçon aux fonctionnaires publics dans Un véritable homme de bien, Espagnol avant tout, les Deux Tribuns»

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