CHAPITRE XIII
Di\-nenvième siècle (suite). — L'histoire : Modesto Laftieote. — Pidal. — Marquis de Miraflorès. — Ferrer del Rio. — Migael d*Alcantara. — La critique. — Trayaux des érudits étrangers : Boaterweclt, Herder, Heine , Ampère, Viardot, Damas- Hinard, Philirète Chasles , Ticluior. — Amador de los Rios. — L'éloquence : Dodoso Cortès. — Olozaga. — Rosas. — Castelar. — Philosophie : Rimon Marti. — Ralinès. — Sagra. — Tapia. — Sanz del Rio. — Le roman : Escosura. — Selgas. — Mademoiselle de Avellaneda. — Castelar. — Trueha. — Feman Cahaliero. — Escrich. — Femandei j Gonzalez. — Recquer. — Nombela. — Madame Pilar del Marco. — Antonio de Alarcon. — Conclusion.
L'Espagne a trouvé son historien national dans Modesto Lafuente. Il a consacré vingt années d*un labeur assidu à élever un monument à la gloire de son pays, VHUtmre jMride éPEspagne, en vingt-huit volumes. C'est une œuvre complète, d*une solide érudition; elle contient, dans on vaste ensemble, toutes les annales historiques du pays, depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'époque moderne. On ne saurait trop louer, dans cette œuvre remarquable, la sage ordonnance de la composition, la fermeté de jug^ ment, la hauteur de vues, l'exactitude, la netteté que l'écrivain a su déployer. Patriote sincère, Lafuente n'est pas aveuglé par l'amour-propre national ; il connaît les cités faibles de son pays, et il lui dit la vérité avec une franchise aussi ferme que courageuse. Pour donner une idée de l'esprit qui a présidé à la rédaction de cette œuvre magistrale, nous citerons le passage suivant, tiré du discours préliminaire :