‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 236 sur 300 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le seizième siècle, Age classique. — Règne brillant d^Emmannel -- Sa de Miranda. — Antonio Ferreira : ses poésies lyriques, ses pastoralMt son théâtre. — Caminha. — Bcrnardès. — Da Cruï. — Aharès do Oriente. — Bandarra. — Gil Vicente : son théAlre. — Écrivains desoo école. — Ferreira de Vasconcellos. — Le tliéAtre populaire : les/orcef et les comédies féeriques, — Décadence du théâtre sous la domiDâtioo espagnole.

Le seizième siècle est Tâge classique de la littérature portugaise; la langue y atteint son plus haut degré de perfection dans les œuvres de Miranda, de Ferreira, de Camoêns, de Yicente et de Barros. La nation était arrivée au sommet de sa grandeur et de sa puissance par Fexpansion merveilleuse de sa navigation, de son commerce et de ses colonies. Malheureusement, il est rare que ce haut degré de prospérité se maintienne longtemps chez un peuple; il est soumis, comme l'homme lui-même, à la loi du développement des Torces vitales, suivi de raflaiblisscinent et de la décadence. On peut lui appliquer cette observation profonde de Corneille :

Et, mootë sur lo faîte, il aspire à descendre.

Le seizième siècle n'était pas écoulé que le Portugal perdait son indépendance et devenait une province espagnole; s'il recouvra son autonomie soixante ans après , il ne put jamais retrouver sa prospérité première.

Au règne brillant d'Emmanuel succéda celui de Jean IH»

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