‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 241 sur 300 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Louis de Camoéns : sa vie agitée et malheurease. — Idée de ses Luslades: beaotés et défauts de ce poéuie. — - Analyse des LusXades. — Autres poésies de Camoéns.

La littérature portugaise , assez pauvre en illustrations littéraires, a pourtant un poète qu'elle peut opposer aux plus grands, aux plus glorieux des autres pays : ce poète est Louis de Camoens (1525-1579), Tauteur des Lusiades. Comme Homère, le prince des poètes épiques, comme Dante et le Tasse, il eut à lutter contre Fingratitude du sort; il passa sa vie dans de lointains voyages, lutta contre la calomnie, contre Tadversité, vécut pauvre et mourut sur un lit d'hôpital. Le lieu de sa naissance est même incertain : on croit pourtant que ce fut Lisbonne. Sa famille était noble, mais sans fortune. Il étudia à Tuniversité de Coïmbrc en même temps que Ferreira, avec lequel il ne semble pas s*être lié; pourtant il sentait déjà s'agiter en lui le démon des vers; on a de lui des sonnets qui datent de cette époque. Quand il revint à Lisbonne, son cœur s'enQamma pour une dame de la cour, que Ton croit être Catarina de Atayde, fille d'un favori de Jean III; les vers où il la célèbre n'ont jamais révélé son nom. Ce qui semble certain, c'est que cette passion fut pour lui la cause d'un exil à Santarem. Découragé et sans espoir, Camoens ne trouva pas dans la poésie des consolations suffisantes; il en chercha dans la vie active du soldat, espérant peut-être y trouver un trépas

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