CHAPITRE VI
Décadence da Portugal au dix-septième et au dix-huitième aiède. — Le ministère Pombal. — État de la littérature an dix -huitième siècle. — Eryceyra et sa réforme. — Barbosa Machado. — L'Académie des Arcades. — Diniz da Cruz, le Pindare portugais. — Correa Garcao.
— Les poètes brésiliens : Cal^^a de Souza» Gonzaga, Duiio, Gama, Claudio Manoel. — Progrès du goOt. — Manoel de Nascimento. — Antonio de Azevedo. — Maximiano Torrès. — Ribeiro dos Santos. — Macedo : son épopée rorient, — Mazinho d'Albuquerque. — Médina e Vasconcellos. — Pina Leit2o.— Carvalho Moreira. --Théâtre de José.
— Silveira e Silva. — Les intermèdes, — Pièces de Correa Gar^o, de Diniz da Cruz, de Pedegache et Quita, de Luiz , de la comtesse de VimeirOy de J. B. Gomez, de Pimenta da Aguiar. — Travaux de l'Académie.
Le Portugal a eu dans Thistoire uae période unique de grandeiîr et de gloire incomparables : c'est le seizième siècle. Ce que déploya alors ce petit peuple d'intelligence, d'énergie, de volonté enthousiaste, soit dans ses découvertes et ses conquêtes lointaines, soit dans l'expression littéraire de sa pensée, nous l'avons indiqué dans cette histoire. Mais cet élan ne put se soutenir, et la déchéance suivit de près celte exaltation du caractère national. Une prospérité excessive n'est peut-être pas moins fatale aux peuples que les revers et la souffrance; le Portugal, comme l'Espagne, en a fourni de tristes preuves. Après avoir perdu son indépendance en 1580 par l'annexion à l'Espagne, il la recouvra en 1640 en mettant à sa tête la maièou de Bragance. Mais un courant est moins facile à remonter qu'à descendre; la grandeur passée ne put