CHAPITRE SEPTIÈME
quable, il fut d*abord journaliste, puis secrétaire du conseil d'État et professeur de littérature. En Portugal comme en Espagne et en Angleterre, on arrive aujourd'hui à tout par les lettres, et c'est justice : le génie littéraire n'est-il pas le cachet de la vraie supériorité intellectuelle ? Outre ses romans historiques, d'une valeur sérieuse , Rebelloa composé les pièces suivantes : la Jeunesse de Jean V, qui est une imitBiiion A' Othello, et YHonneurel l'Argent^imiiée de la comédie de Ponsard. Le gouvernement l'a chargé d'écrire V Histoire du Portugal au dix^eptième et au dix-huitième siècle.
Gastello Branco (1825) est le romancier en vogue du Portugal , et ses ouvrages se multiplient tellement qu'il serait trop long d'en énumérer tous les titres. II nous suffira d'indiquer les suivants : Augustin de Ceuta, Deux Heures es heture, les Mystères de Lisbonne, Purgatoire et Paradis, scènes contemporaines. Il a donné au théâtre plusieurs drames et comédies : le Dernier Acte, les Larmes bénies, Morgado de Fafe.
Cest surtout dans le drame et le roman que se manifeste l'activité intellectuelle en Portugal ; là est l'ambition des auteurs, la curiosité publique, le mouvement et la vie. On emprunte beaucoup à la scène française , par des traductions ou des imitations, mais les productions originales sont aussi fort nombreuses. Citons encore, parmi les écrivams les mieux accueillis du public , Ernesto Biester, dont les drames : Raphaël, Noblesse de VAme^ Printemps étemel. Rédemption, offrent un caractère original et pittoresque ; Abranches , pour son Captif de Fez, drame plein de mouvement et de vie; Pereira da Gunha, auteur de Y Héritage de Barbadâo; José d'Almada , dont la Prophétie se distingue par le goût et le sentiment; enfin, Joio de Andrade Corvo de Gamoéns (1824) , connu dans la science
€t dans les lettres; ses romans ont eu du succès, et Ton a applaudi , au théâtre , ses deux drames : D. Maria Tellh et YAstrobgue»
Barros y Souza, comte de Santarem (1790-1856) , a consacré ses soins aux recherches sérieuses de l'histoire et aux études de la diplomatie. Ministre plénipotentiaire en Danemark, ministre d*État en 1827, il fut dévoué au parti de don Miguel , dont il prépara le retour, et il le soutint jusqu'à sa chute comme ministre des affaires étrangères. Il se retira ensuite à Paris et se livra à de grands travaux historiques. Il publia, en français, V Introduction au tableau ia relations politiques et diplomatiques du Portugal; les Reekerehes surAméric Vespuce. Ses principaux ouvrages en portugais sont : les Décounertes des Portugais sur la côte occidentale d'Afrique, enfin un grand travail en quinze volumes : Tableau élémentaire des relations politiques et diplomatiques du Portugal avec les différentes puissances du monde; cette précieuse collection, que Santarem n'avait pu achever, a été complétée par Rebello da Silva.
Rodriguès de Bastos (1777), avocat, député aux Cortès, quitta la vie politique en 1834 , et composa dans sa retraite divers ouvrages que le public accueillit avec faveur : Mé£talions et Discours religieux, Recueil de pensées, maximes et proverbes, la Vierge de Pologne.
José Estevâo Coelho de Magalhaens (1 809-1862) fut un des orateurs les plus brillants du parlement portugais. H servit toujours avec ardeur le parti progressiste, soit à la tribune, soit sur les champs de bataille, soit comme rédacteur de journaux. Ses discours politiques sont pleins de fougue et de mouvements passionnés.
Antoine-Auguste Teixeira Yasconceilos (1816) a été tour à tour militaire, journaliste, voyageur, romancieri hislo»