CHAPITRE PREMIER
de ces princes auprès du ministère ottoman améliora le sort de la nation; sous leurs auspices, les lettrés commencèrent à reparaître, les écoles à s* élever, les lumières à se répandre. Dans cette première période, on s'appliqua surtout à Tétude du grec littéral.
€ La seconde (1750-1800) est caractérisée par l'importation en Grèce des connaissances scientifiques de l'Europe. On traduit quantité d'ouvrages qui roulaient sur les sciences, l'histoire, la morale et la philosophie; les écoles se multiplièrent; plusieurs d'entre elles se transformèrent en lycées et en universités. Une foule de Grecs, après avoir étudié en Europe, revinrent dans leur patrie, et s'imposèrent la tâche honorable de l'enseignement public. Cette période est éminemment scientifique.
c La troisième, qui est toute moderne, a dû ses progrès à l'esprit d'analyse philosophique introduit alors dans l'instruction publique, et surtout dans l'étude de la langue grecque. Désireux de relever leur patrie de son abaissement, des hommes supérieurs s'appliquèrent à introduire dans l'enseignement les méthodes modernes, à inspirer à leurs compatriotes des idées grandes et élevées, à former régulièrement la langue, enfin à rendre le peuple grec digne de reprendre un jour sa place parmi les nations de l'Europe civilisée. »
Ce cadre, nettement tracé, va nous servir pour esquisser le mouvement intellectuel en Grèce depuis le commencement du siècle dernier.