‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 281 sur 300 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Moarement littéraire au dix-huitième siècle. -^ Panijotakis. — Al. Mt- TTOoordato. — Samuel. — Bulgaris. — Théotokis. — Rhigas et ses chants patriotiques. — Lambros Photiadès. — Doukas. -» Chrestary.

— Philippidis. — Costantas. — Benjamin. — Vardalachos. — Progrès dans les études. — État politique au dix-neu?ième siècle. — Coray et sa réforme. — Guerre de Tindépendance. — La Grèce libre : aspirations nouvelles; travaux littéraires. — Brunet de Presle. — Œconoroos. — Minoide Minas. — Schinas. — Rizos Neroulos. — Byzantîos.

— C. Sathas. — Paparrigopoulos.

C'est à Gonstantinople , au centre de Tempire ottoman, que nous trouvons, au dix-huitième siècle, les hommes qui ont inauguré le mouvement scientifique et littéraire de la race grecque. L'étude des sciences était pour eux un moyen d'influence auprès de la Porte : ils s'y adonnèrent avec ardeur. Panajotakis avait étudié la médecine et les sciences naturelles en Italie ; outre le grec littéral , il ccmnaissait le latin, l'italien et les langues orientales. Sa science fut appréciée par le grand vizir Kiuproulou, qui le fit nommer grand interprète de la Porte. Par celte charge importante, les Grecs prenaient pied dans les affaires diplomatiques du gouvernement, et leur nation devait en éprouver les plus heureux effets.

La charge de grand interprète passa ensuite à Alexandre Mavrocordato , qui avait aussi étudié la médecine et les sciences aux universités de Padoue et de Pavie. Il devint professeur de belles-lettres et de philosophie à l'école

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