‹ Histoire des littératures étrangères (volume 2)Chapitre 284 sur 300 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

n est à remarquer que la plupart des écrÎTains dont nous Tenons de parler dans cette période littéraire ont consacré leur yle à l'enseignement. Presque tous vont compléter leurs études à Tétranger, dans les universités de l'Occident; ils y puisent la science et les idées de TEurope, et retournent dans leur patrie pour y répandre les lumières acquises. C*est par ce moyen que la Grèce s*est mise au niveau de la civilisation européenne, et qu'elle s*est trouvée prête, au jour de la délivrance, à jouir des résultats acquis par Télude et le progrès chez les autres peuples. Isolés et comme perdus au milieu des musulmans, leurs oppresseurs, les Grecs ont trouvé dans leur religion et leurs souvenirs un point de ralliement, un lien d*uuité qui a été leur salut. Tandis que l'Osmanlis, campé en B|prope, croupit dans l'ignorance, conserve tous les préjugés d'un aveugle fanatisme, et se montre rebelle, par instinct comme par système, à toute idée de progrès, d'amélioration sociale, le Grec, nature souple, intelligente, sociable, avide de culture, aspire à un avenir meilleur, et s'acquiert de plus en plus les sympathies de l'Europe. L'effondrement de la Turquie, chose prévue et fatale, sera la résurrection définitive des Grecs. La partie déjà libre entraînera le reste ; ils auront leur autonomie comme les Slaves ; la nationalité délimitera le partage, et formera la division naturelle. C'est une question de temps, de patriotisme, mais aussi et surtout de diplomatie européenne : là est le secret de l'avenir.

Nous arrivons à la période active et contemporaine de la littérature grecque moderne. Le concours des savants et des professeurs dont nous avons parlé, les études faites au dehors, le contact avec la science européenne, tout

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